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Le Collège Saint-Alexandre: le roi qui règne sur le district Limbour

Daniel LeBlanc par Daniel LeBlanc
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Article mis en ligne le 27 octobre 2007 à 14:49
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Le Collège Saint-Alexandre: le roi qui règne sur le district Limbour
Le Collège Saint-Alexandre, qui accueille près de 1000 élèves, fêtera son centenaire en 2012. (Photo: Daniel LeBlanc)
Le Collège Saint-Alexandre: le roi qui règne sur le district Limbour
Qu’ont en commun Paul Martin père, le comédien Henri Chassé, l’entraîneur de volleyball Glen Hoag, l’entraîneur de hockey Alain Vigneault, le comédien James Hyndman, le député Roch Cholette, le journaliste Philippe Schnob, le réalisateur Philippe Falardeau, l’animateur radio Michel Langevin, le journaliste du Globe & Mail Daniel LeBlanc et le joueur de hockey Daniel Brière? Ils ont tous fréquenté un établissement scolaire gatinois derrière lequel se cache une riche histoire: le collège Saint-Alexandre.
Avec sa façade principale de style Beaux-Arts en brique rouge et jaune, le Collège Saint-Alexandre est un incontournable pour les yeux lorsqu’on se promène dans l’ouest du secteur Gatineau, le long de la rivière Gatineau.

En fait, c’est au 19e siècle que le petit-fils de Philemon Wright, Alonzo, hérite de la propriété sise le long de ce cours d’eau, appelée le Château Alonzo Wright. Politicien à Québec puis à Ottawa pendant une trentaine d’années, ce dernier meurt en 1894 et repose maintenant au cimetière Beachwood. Cet édifice est maintenant rattaché au Collège Saint-Alexandre mais s’appelle la Maison Alonzo Wright, un organisme qui offre un service d’accompagnement aux personnes en détresse ou en difficulté.

Saviez-vous que le district Limbour, où est situé l’établissement, doit son nom au Père Amet Limbour, directement venu de France afin de trouver, pour la Congrégation du Saint-Esprit, un site propice à la fondation d’un institut agricole pour l’Est du Canada?

Effectivement, il y a cent deux ans, il fait l’acquisition, avec la participation financière de Mme Jules Lebaudy (c’est de là que vient le nom de cette rue du secteur Gatineau), de l’ancien domaine d’Alonzo Wright, qui avait une superficie de près de 2000 acres, donnant ainsi naissance à l’Institut colonial franco-canadien. Sept ans plus tard, en 1912, c’est pourtant là que tout a commencé: ne correspondant plus aux besoins de l’époque, l’Institut change de nom et devient le Collège apostolique Saint-Alexandre. Aujourd’hui, le Collège Saint-Alexandre est une institution privée d’enseignement secondaire qui accueille tout près de 1000 élèves. Fait à noter, ce n’est que depuis le début de la dernière décennie qu’il ne s’agit plus d’une école exclusivement réservée aux garçons.

Sur une colline, à l’arrière du Collège, bien peu de gens le savent, mais il y a un petit cimetière où sont enterrés de nombreuses personnes qui ont contribué au développement de l’établissement d’enseignement. «C’est un lieu bien caché dans la nature et c’est très modeste, il n’y a seulement que des plaques», de dire le président de la Société d’histoire de l’Outaouais, Michel Prévost, lors de la visite de La Revue sur les lieux.

Le Collège Saint-Alexandre fait partie du répertoire des 10 sites patrimoniaux du secteur Gatineau, qui inclut entre autres aussi l’église Saint-François-de-Sales et le Centre de préservation de Gatineau de Bibliothèque et Archives Canada.

Il y a aussi une riche histoire qui se cache derrière le clocher de l’édifice, qui règne en roi et maître au-dessus des arbres et la rivière Gatineau, pouvant être aperçu à des centaines de mètres à la ronde. Installé au début du siècle dernier, la structure, qui pèse pas moins de sept tonnes et mesure environ 24 pieds, a d’ailleurs eu un traitement bien spécial, en 1998. Cette année-là, le clocher, qu’on peut entendre sonner régulièrement, a subi une cure de rajeunissement, gracieuseté de l’entrepreneur de la région, Raymond Brunet, un ancien élève du collège. Le clocher a été recouvert de zinc, alors que la cloche a été traitée au jet de sable et recouverte de nombreuses couches de vernis. Les ingénieurs Roger Cormier et Pierre Bouchard, qui ont aussi étudié au Collège, ont également contribué à ce projet.

L’établissement scolaire, qui fêtera son 100e anniversaire dans cinq ans, vient de faire les manchettes récemment car il s’est mérité le 8e rang du Bulletin des écoles secondaires du Québec, réalisé par l’Institut économique de Montréal pour le compte du magazine L’Actualité.

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