Plus pop, mais toujours unique en son genre, Swing (Jean-Philippe Goulet et Michel Bénac) présente ses nouvelles compositions avec Tradarnac.
Le public cible de la Tradarnac de Swing
Sortie du troisième album du groupe franco-ontarien
Avec Tradarnac, Swing a tenté de se réinventer en offrant toujours un amalgame de musique traditionnelle et techno mais avec une touche définitivement plus pop. Un nouvel élan pour le groupe qui souhaite grossir davantage le lot d’admirateurs gagnés par la Swing mania!
Suffit d'assister à une prestation de Swing pour tomber sur le charme de ce groupe véritable bête de scène. Leur bonheur contagieux et surtout une facilité à embarquer le public font des ravages même chez le public anglophone qui ne peut résister à mettre du Swing dans sa vie!
Si bien que question de remercier ses admirateurs dispersés dans la francophonie, Swing a prévu quatre lancements pour Tradarnac. Ainsi, Ottawa, Toronto, Montréal et Québec auront droit à leur propre lancement. Une folie que s'offre le groupe avec plaisir, lui qui s'est fait des amis partout au Canada, en Amérique du Sud et en Europe grâce au dernier album.
C'est d'ailleurs sur le chemin de la tournée que Tradarnac a pris forme. «Mais il nous a fallu s'éloigner quelque temps de la scène pour vraiment décider quel aspect allait prendre ce troisième album et écrire les chansons», affirme le chanteur et principal auteur des pièces de Swing, Michel Bénac. «Fallait trouver le ton et montrer une certaine évolution. Ce n'est pas évident de se réinventer quand on est à peu près les seuls à faire du techno-trad.»
Outre un son plus pop, Swing mise sur des textes plus travaillés avec des sujets plus matures. C'est ainsi qu'on parle de 'roadtrip', de culture franco-ontarienne, de séduction et d'authenticité. «On a transformé un peu le message et même la pochette de l'album est plus soignée», explique Jean-Philippe Goulet, le violoniste et principal compositeur du groupe. «C'est évident qu'on n'est plus le même Swing qu'il y a quatre ans. On a pris des risques, mais on ne ferait pas ce genre de musique-là si on n'aimait pas foncer. Le violon demeure l'instrument central, mais on lui a ajouté des lignes plus pop, même classiques à certains moments. Ce n'est plus du traditionnel 'straight'», affirme Michel Bénac.
Les voyages qui ont été nombreux pour Swing au cours des dernières années ont certainement contribué à ce vent nouveau qui souffle sur le groupe. «De sortir de chez soi, c'est sûr que c'est bénéfique autant sur le plan personnel que professionnel», soutient Jean-Philippe. «Quand tu vois l'Europe de l'Est ou l'Amérique du Sud, c'est évident que c'est inspirant. Puis, on constate que là-bas aussi ils ont différentes langues qui se côtoient, mais qu'ils réussissent à se comprendre», poursuit Michel.
Porté par l'amour des fans, Swing réussit maintenant à faire vivre les deux complices. Au grand plaisir de Jean-Philippe et Michel, qui constatent à chaque spectacle leur plaisir d'être là. «Je fais la plus belle job au monde. À chaque fois que je monte sur une scène avec Swing, il n'y a que du bonheur et une joie constante. Moi, qui ait commencé avec une carrière en anglais pensant que c'était l'unique façon de percer, je tripe vraiment de voir où Swing m'a mené. Je dis merci de m'avoir permis de redécouvrir mon côté francophone. Mon grand-père serait tellement fier de moi!», croit Michel Bénac.
Et même si les radios tardent à suivre le mouvement Swing, peu importe, le groupe a l'amour des fans. «Les stations sont ben à l'aise avec leurs choix habituels et croient que le monde n'aime pas le changement. Comme nous sommes peu nombreux à faire du néo-trad, on est un peu difficile à classer. Autant le fait qu'on soit unique en notre genre peut être notre meilleur ami autant ça peut être notre pire ennemi. On doit donc compter sur la pression populaire pour nous aider. Quand on nous donne une chance, généralement on livre la marchandise!»