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Une situation «inadmissible»

Dominique Poirier par Dominique Poirier
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Article mis en ligne le 7 novembre 2007 à 15:43
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Une situation «inadmissible»
Une situation «inadmissible». Voilà comment François Roy, coordonateur de Logemen’occupe, qualifie la décision du gouvernement provincial de ne pas prolonger le supplément au loyer d’urgence, dont bénéficie 12 familles de l’Outaouais.
«Le droit au logement est un droit reconnu par le Canada et malheureusement, dans les faits, ce droit-là n’est pas reconnu», soutient M. Roy.

Depuis le 1er juillet, 207 familles de la région ont été aidées non seulement par l’organisme, mais aussi par les Œuvres Isidore Ostiguy et le Centre Mechtilde.

«Sur les 207 familles que nous avons aidées durant ces quatre mois (juillet à octobre), nous avons obtenu du gouvernement 12 suppléments au loyer, explique Louise Guindon, directrice générale des Œuvres Isidore Ostiguy. Les autres doivent composer avec des logements en privé donc ils doivent payer 50, 75, 80 ou même 90% de leurs revenus pour se loger.»

Ce supplément au loyer d’urgence, qui permet de relocaliser rapidement les familles dans le besoin dans des logements abordables, a expiré le 31 octobre dernier.

«On est la seule région à avoir autant de familles sans logis de façon récurrente depuis 2000», a laissé savoir M. Roy.

La solution demeure la construction de logements communautaires. Plusieurs projets en ce sens sont déjà sur la table, mais M. Roy estime que les délais de livraison sont beaucoup trop longs.

Le point de presse organisé mercredi matin a aussi été l’occasion d’entendre le témoignage de Nathalie Cayer, une mère de famille monoparentale dont les enfants ont 11 et 14 ans. Lors de la dernière rentrée scolaire, elle a pris la ferme décision de favoriser l’entrée de ses deux enfants à l’école, plutôt que de payer son logement de deux chambres, qui lui coûtaient 680$ par mois. Elle a rapidement été évincée et après avoir fait de nombreux appels, elle et ses enfants ont été accueillies par les Œuvres Isidore Ostiguy. Bien qu’elle ne nie pas être très bien à cet endroit, dans un appartement bien à elle, elle espère trouver rapidement un logement abordable, pour «que mes enfants soient heureux».

François Roy et Louise Guindon tenteront de sensibiliser les instances politiques à cette réalité. Une rencontre est prévue vendredi avec le maire Marc Bureau, tandis que lundi, ce sera au tour du ministre Benoît Pelletier de recevoir M. Roy et Mme Guindon.

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