À 17 ans, Vincent Demers est le plus âgé des joueurs de l’Intrépide de Gatineau. (Photo: Daniel LeBlanc)
La discipline, une notion de choix pour Vincent Demers
Il habite le secteur Gatineau depuis qu’il est haut comme trois pommes et il est le seul de sa famille à avoir un grand intérêt pour le hockey. Et rien n’a changé depuis, mis à part qu’il mesure presque six pieds et pèse 175 livres. Lui qui s’est joint à l’Intrépide de Gatineau cette année, le défenseur Vincent Demers ne manque pas de rêves, loin de là.
Affichant la huitième meilleure fiche du classement général parmi les joueurs de l’Intrépide cette saison, le jeune homme, qui vient de fêter son 17e anniversaire de naissance, a évolué durant un an dans le bantam AA et deux ans dans le midget Espoir, avec l’Intrépide de l’Outaouais. «La discipline n’est pas la même, il faut avoir plus de volonté, on a beaucoup moins de liberté et il y a des sacrifices à faire», commente ce dernier quand on lui demande ce qui a le plus changé dans son passage d’un niveau à l’autre.
Souhaitant étudier pour devenir policier si ses ambitions au niveau du hockey ne deviennent pas réalité, le cadet de la famille Demers appartient déjà aux Tigres de Victoriaville en vue de la prochaine saison de la LHJMQ. «Je devrais faire l’équipe, selon ce qu’ils m’ont dit», soutient-il. D’ailleurs, il est d’avis que de quitter la région aura des effets bénéfiques. «Je vais pouvoir mieux me concentrer. Évoluer dans sa ville natale, ça ne doit pas être facile, car il y a beaucoup de pression», souligne Vincent.
S’il n'avait à nommer qu’une seule raison pourquoi il considère son équipe comme la meilleure de la ligue midget AAA du Québec, mis à part qu’elle occupe le haut du classement, le Gatinois n’hésite pas à parler de profondeur. «On a beaucoup de profondeur et un bon esprit d’équipe, alors ça aide. En plus, on roule à quatre lignes, alors que la plupart des équipes roulent à deux lignes», affirme-t-il.
Vincent, qui aura passé son secondaire aux polyvalentes Nicolas-Gatineau et Le Carrefour, avoue qu’il a pu noter une différence marquée en fréquentant ces deux établissements de Gatineau. «À Carrefour, ce n’était pas la même ambiance. Là-bas, il y a moins de sportifs, donc tout le monde veut avoir des nouvelles de toi», dit-il, faisant allusion au fait qu’il n’y a pas de programme sports-études à cette école.
Ironiquement, même s’il aime beaucoup sa position de défenseur, Vincent avoue ne pas être capable de nommer quel en est l’aspect le plus positif, mis à part qu’en zone neutre sur la glace, il vit avec moins de pression. Et le côté un peu plus négatif? «Tu ne peux pas te porter à l’attaque comme tu le veux, tu dois te concentrer sur la zone défensive avant tout», dit le joueur.
Grand adulateur des Sénateurs d’Ottawa, au grand déplaisir de ses coéquipiers, il a tout de même le temps de pratiquer des sports estivaux comme le golf et le vélo, en plus de l’entraînement physique. Parmi les professionnels de la LNH, son joueur favori est Jason Spezza.
Le porteur du chandail numéro 16 soutient qu’il aime bien l’attention que portent les médias de la région à son équipe. «C’est encourageant à chaque fois. Ça donne le goût d’encore bien jouer pour retrouver une autre fois son nom dans le journal. C’est un peu une fierté», de dire celui qui rêve de se rendre en Russie pour un voyage de hockey et dans les Antilles pour le plaisir.