Les commissions scolaires toujours utiles
Le chef, monsieur Mario Dumont, et le numéro deux de l’ADQ, mon ex-collègue Gilles Taillon, soutiennent que le taux de participation aux récentes élections
scolaires n’ayant été que de 7,9 % pour l’ensemble du Québec (à la CSCV, il a
été de 16,6%), cela indique que la population souhaite la disparition des
commissions scolaires.
Il m’apparaît que la conclusion que tire l’ADQ est celle d’un groupe de personnes
davantage intéressées à lancer un ballon d’essai politique qu’à effectuer une
analyse sérieuse des performances d’un réseau, en l’occurrence celui des
commissions scolaires.
Cela fera bientôt 25 ans que je travaille, à titre de gestionnaire, au sein du
réseau des commissions scolaires. De cette période, je conserve le souvenir
d’une efficacité et d’une efficience au moins aussi grande, sinon plus grande que
dans le secteur privé et le secteur municipal.
Pour abolir les commissions scolaires, qui, selon moi, agissent à titre de
«coopératives de services» à l’égard des établissements (écoles et centres), il
faudrait faire la démonstration qu’une autre structure serait tout à la fois plus
performante et moins dispendieuse. La démonstration reste à faire.
Pierre Daoust