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Marc-André Mongrain, alias Buz, explique pourquoi on devrait découvrir les Darling DeMaes en spectacle.
Les Darling DeMaes en pleine effervescence
Un arrêt au Petit Chicago le 14 novembre
Pour les Darling DeMaes, tout semble prendre la voie d'un étrange concours de circonstances. La preuve que le simple fait de respirer la créativité et surtout le simple désir de jouer pour le plaisir de la musique peut être la voie vers le succès. Une chance de sentir l'énergie des Darling DeMaes en vrai au Petit Chicago le 14 novembre.
Ils voulaient simplement produire une carte de visite de trois chansons, ils se sont retrouvés avec un album indépendant de huit titres. Ils voulaient trouver une pochette qui corresponde vraiment aux aspirations du groupe, un admirateur a offert gentiment et surtout gratuitement de leur en dessiner une. Ils espéraient vendre leurs 500 albums produits, question de simplement payer les frais de production de l'album et voilà qu'ils sont pratiquement en rupture de stock. Bref, il y a quelque chose qui se passe avec les Darling DeMaes!
Et ce n'est que le début, puisque contrairement à leurs attentes, ce n'est non pas uniquement un public d'universitaires ou de mélomanes en manque de découvertes 'underground' qui grossit les rangs de leur lot d'admirateurs, mais bien une foule bigarrée de tous âges.
Tout a débuté par la rencontre d'Erik Virtanen et Marc-André Mongrain qui ont, ensemble, revu les compositions à l'apparence joyeuse, mais au fond plutôt sombre d'Erik. «Puis, on voulait avoir une voix féminine pour faire le contre-ballant, explique Marc-André Mongrain, alias Buz, le membre gatinois du groupe. Ce ne fut pas facile, puisqu'on recherchait une chanteuse qui ne voudrait pas nécessairement être à l'avant et faire des grandes démonstrations de sa voix.» Elysia Torneria était celle qui cadrait bien dans l'idéologie 'communo-musicale' du groupe. C'est-à-dire où tous les membres du groupe sont au service de la musique et non pas de leur égo de musiciens. «Comme nous sommes tous des autodidactes et des amateurs de musique avant tout, tout ce qu'on souhaite, c'est créer la meilleure musique ensemble. Et si pour faire huit notes dans une chanson on a besoin d'apprendre un instrument, comme le mélodica dans mon cas, on va le faire.»
D'un démo à un album
C'est en voulant participer à une série de spectacles intitulée Strictly Acoustic que les Darling DeMaes font la connaissance de Mark Lawson, un Britannique de passage à Montréal. «Comme on n'avait pas de démo, nous l'avons invité à l'appartement. Nous nous sommes placés en cercle autour de lui et on lui a fait quelques morceaux. Après, il s'est mis à nous parler de nos chansons, mais pas du spectacle. C'est là qu'il nous a offert de nous produire notre premier album, raconte Buz.
L'album a donc été enregistré comme l'a entendu pour la première fois M. Lawson, c'est-à-dire à l'ancienne. «Nous avons enregistré tous les instruments et les voix en même temps. Les huit chansons en 10 heures de studio. Exactement comme nous lui avions fait entendre lorsqu'il était assis sur notre divan», précise Marc-André.
Si bien que
Winter keep us warm a trouvé preneur rapidement, 300 copies s'étant envolées en à peine un mois et demi. «Comme nous sommes sur le point de manquer de copies et que nous avons réussi à repayer toutes nos dépenses de l'album, on a décidé de l'offrir en téléchargement gratuit sur notre site internet.»
www.darlingdemaes.com)
Après une mini-tournée de spectacles qui les a menés entre autres à Kingston, Toronto et à Trois-Rivières, le groupe s'arrêtera dans le coin de pays de Buz, l'Outaouais, pour un spectacle au Petit Chicago avant de prendre la route cet hiver pour une autre série de spectacles.
«Depuis un an et demi et surtout depuis la sortie de l'album, il y a six mois, le groupe a vraiment évolué. L'album a été enregistré de façon acoustique alors que maintenant, nous avons un bassiste et un excellent batteur. Ce qui donne un son plus rock et on se permet de modifier, d'ajouter ou d'enlever des chansons selon l'inspiration du moment», assure Marc-André. Quant à un nouvel album, les Darling DeMaes y songent, mais, bien qu'il ait tout le matériel entre les mains, préfèrent attendre un peu et idéalement avoir une équipe derrière eux.
Les Darling DeMaes sont en spectacle le 14 novembre à 21h30 au Petit Chicago (50, Promenade du Portage, secteur Hull). Billets en vente au coût de 6$ à l'entrée.