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Boucar Diouf: un petit pas pour l’humour, un grand pour l’ethnicité!

Patrick Voyer par Patrick Voyer
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Article mis en ligne le 9 novembre 2007 à 23:29
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Boucar Diouf: un petit pas pour l’humour, un grand pour l’ethnicité!
Boucar Diouf est un humoriste près des gens qui fait vraiment réfléchir...
Boucar Diouf: un petit pas pour l’humour, un grand pour l’ethnicité!
Rares sont les humoristes qui nous font plus réfléchir que rire aux larmes. Eh bien, le «plus Québécois que Sénégalais» Boucar Diouf l’a fait ce soir à la salle Odyssée, avec humilité et grande intelligence.
Bon, on s’y attendait: y’a que les Québécois pure laine qui sont capables de passer une soirée à se tordre de rire avec des «pets de t’sous d’bras»! Diouf, lui, nous a montré raisonnablement que les Africains, même intégrés parfaitement au Québec, sont de grands philosophes, de grands penseurs qui multiplient les métaphores et les proverbes pour faire comprendre des trucs simples de la vie.

Pendant 100 minutes, le Rimouskois d’adoption nous raconte son arrivée au Québec, nous récite son «dictionnaire des québecissimes», nous présente son grand-père sous toutes les coutures, compare les expressions du continent noir à celles de la province glaciale, joue du djembe pour nous faire chanter sur de comiques chansons à répondre…

Un show comme on s’y attendait mais qui nous surprend de par sa profondeur «cérébrale». Diouf n’a rien d’un Michel Mpambara, il est unique. Il possède un charisme en titane, jongle facilement avec l’ironie, l’innocence et la générosité, ne se prend pas la tête à chaque détour et est diablement plus accommodable que bien du monde!

À ce sujet, durant le rappel, qui se voulait une période de questions, il a clairement fait savoir que selon lui, la solution à toute cette charade d’accommodements raisonnables réside dans les efforts que les immigrants doivent déployer pour s’intégrer. De plus, leurs hôtes, autrement dit nous, devrions leur ouvrir les bras pour ne pas qu’ils se ghettorisent…

Un spectateur a enfin planté le clou en souhaitant qu’un jour, il devienne l’ambassadeur du Québec dans la francophonie. Holà! Un bouquet de fleurs pour celui qui nous en aura envoyées toute la soirée en vantant les mérites du peuple qu’il a appris à adorer. Après tout, il est bien l’instigateur, comme il dit, de la Commission «Boucar-Taylor»!

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