La vie est belle et douce pour Marco Calliari…
L'Italiano Marco Calliari à la Casa de la cultura!
Il mène la belle vie Marco Calliari. Effigie des restos Pacini, musicien exemplaire qui a fait ses classes dans les bars et le groupe métal Anonymus, il est devenu une figure inévitable de la musique internationale au Québec. L'énergique bonhomme partagera son excellente séquence avec nous samedi soir à la Salle Odyssée.
Comblé par le succès de son album Mia dolce vita, Marco nous présentera huit tounes de ce disque, titres auxquels il greffera une douzaine d'autres morceaux qui chevaucheront divers styles, dont l'opéra et la chanson napolitaine.
«C'est un show très complet! Autant pour les 'métalleux» qui amènent leurs parents et leurs grands-parents! Ça, c'est la partie la plus reconnaissante, quand t'as un fan d'Anonymus qui vient par ouverture d'esprit et qui dit qu'il a passé une méchante bonne soirée!»
«Les gens me disent souvent que c'est un show généreux. Et que ce soit une foule réservée ou une foule en délire, je donne le maximum. Tu sais, je fais beaucoup de shows et je m'imagine pas faire juste une toune après l'autre. Il y a en a beaucoup qui le font!, ironise-t-il. Bon, peut-être que j'exagère, mais je suis vraiment heureux d'être sur une scène…»
Et pour se glisser dans un bain confortable, Marco a peint plusieurs tableaux pour sa scénographie. «On passe à travers beaucoup d'époques, comme Le Parrain, l'après-guerre, on est devant le bateau qui s'en va pour l'Amérique… Les Italiens exagèrent un peu, il y a l'amour et la haine, de la nostalgie…»
De la testo!
Maintenant qu'il évolue en solo, même si son ami et batteur d'Anonymus Carlos Araya fait parfois la tournée avec lui et s'amuse comme un fou, Marco peut littéralement se laisser aller en tant que frontman. La folie, la testostérone, la galanterie toute italienne et les riffs qui déboulent chassent le malaise dès les premières notes. «C'est une belle boîte à surprises, une belle salade!», lance-t-il.
Marco se rappelle toujours du temps où la musique italienne l'a piqué, le temps où Pavarotti jouait pour ses parents. Il se remémore aussi ses études en chant classique, ses soirées de chansonnier, et d'un marquant voyage en Italie:
«J'avais 19 ans, j'étais chansonnier. Un soir, un vieux monsieur m'a dit 'Pourquoi tu ne joues pas de chansons italiennes?!' En revenant de voyage, je me suis acheté un livre de chansons italiennes», se souvient-il. Le reste de l'histoire est surtout ponctué par cet album en italien, qu'il devait à tout prix faire.
À l'aise, heureux, Marco prend plaisir à parler de ses parents et de ses sentiments pour que tout le monde se sente bien et puisse ainsi mieux faire la fête!
Marco Calliari est en spectacle ce samedi à la salle Odyssée, à 20h.