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Jean-Paul Perreault et Mario Beaulieu espèrent, en cette période du temps des Fêtes, convaincre les citoyens de se faire respecter en optant pour des commerces qui ont à cœur la langue française.
Des pères Noël et des consommateurs francophiles…
Une joyeuse bande de mères Noël et de pères Noël envahiront les artères commerciales de la ville, ce samedi. Leur but: inciter les citoyens à faire leurs emplettes du temps des Fêtes dans des endroits où tout se déroule en français.
La quatrième campagne intitulée Le père Noël en français a été lancée ce matin, dans les locaux d’Impératif français.
«Nous ne voulons pas lancer cette campagne dans un climat de confrontation, mais dans un climat de participation citoyenne, s’est empressé de dire Jean-Paul Perreault, président d’Impératif français, costumé pour l’occasion de son habit de père Noël. Ce que nous voulons, c’est encourager les citoyens à se faire respecter.»
Pas question, donc, de montrer du doigt certains commerçants moins enclins à la francisation. Le mouvement Impératif français, de pair avec le Mouvement Montréal français, espère plutôt, à l’échelle provinciale, que les citoyens encouragent ceux dont l’accueil, l’affichage, la raison sociale, les dépliants, les catalogues, les sites Internet, la musique ambiante, la boîte vocale et la langue de travail est le français.
«Les emplettes de Noël, c'est le moment où jamais d'utiliser notre vote économique», de dire Mario Beaulieu, président de Mouvement Montréal français, qui avait lui aussi revêtu son habit de père Noël.
La tendance grandissante de se procurer des appareils de toute sorte aux États-Unis en raison du taux de change avantageux n’est pas étrangère non plus à cette campagne. Une francisation qui porte donc également sur l’achat d’entreprises locales.