Un Noël plus écologique!
La surconsommation est sans contredit omniprésente dans notre société. En ce sens, Noël reflète dorénavant ce phénomène par l’abondance des présents offerts. Course effrénée dans les magasins, emballage-cadeau, sapin garni de décorations, tables remplies de victuailles sont des mots qui riment avec cette période faste où l’argent s’envole comme des feuilles d’automne dans le vent.
La période des fêtes, symbole du capitalisme, est aussi une période de réjouissance en famille ou avec des amis. Pourquoi ne pas profiter de ce temps particulier de l’année pour acheter des cadeaux éthiques sur le plan environnemental et solidaire des personnes qui les ont confectionnés ? C’est une belle occasion de conscientiser les siens en leur offrant des produits originaux dignes d’une consommation responsable.
Des achats éthiques
Nombreux de nos produits proviennent de pays en voie de développement. Le système actuel d’économie mondiale favorise grandement les produits en provenance de ces pays. Toujours à la recherche de la plus grosse marge de profit, les pays industrialisés comme le Canada et les États-Unis encouragent souvent l’exploitation des gens qui travaillent dans des conditions dures, voire même inhumaines dans plusieurs cas.
Souvent le résultat du travail des enfants ou encore des travaux forcés, ces objets se retrouvent dans nos chaumières sous notre sapin bondé de présents. Lorsque l’on sait que près de 63% des jouets arrivent de l’Asie du Sud-Est, il serait plutôt surprenant et naïf de croire qu’ils ont été fabriqués dans des conditions idéales et respectueuses des conventions internationales du travail.
La création d’un «label social»
Le «label social» est un instrument offert aux entreprises et aux consommateurs qui désirent encourager le respect des normes du travail. Cet outil est une sorte de contestation sociale qui s’attaque aux compagnies qui favorisent des conditions de travail abusives dans le but de sauver de l’argent et, en bout de ligne, en faire profiter les consommateurs occidentaux avides de rabais et de bas prix.
La Belgique, grande innovatrice de ce concept, adhère présentement à cette méthode de vérification des produits afin de promouvoir la production socialement responsable. Approuvé par le gouvernement belge, ce label garantit à tous les niveaux de production le respect des droits des travailleurs institués par l'Organisation internationale du travail (OIT), une institution spécialisée de l'ONU.
Ce type d’initiative devrait être obligatoire chez nous, au Canada, afin de maintenir la population informée sur les biens qu’elle achète. Les consommateurs pourraient ainsi faire des choix plus éclairés. Un étiquetage informatif contribuerait à l’amélioration des conditions sociales et économiques des pays pauvres. Les entreprises qui adhéreraient à ce projet pourraient assurément gonfler leur image de marque. Un pays comme les États-Unis, par exemple, n’a même pas ratifié les conventions de OIT. C’est inacceptable! Cessons de niveler les conditions de travail par le bas en encourageant l’exploitation humaine!
Moins de déchets, plus de durabilité
Le lieu de nos achats a une incidence directe sur la qualité des produits. Les artisans locaux, les petites boutiques familiales près de chez nous offrent souvent des objets de plus grande qualité pour les consommateurs. Ils sont plus chers bien sûr, mais en échange, ils durent bien souvent plus longtemps que les trucs achetés dans des magasins à grande surface. Cette durabilité contribue à réduire la quantité de déchets. Il ne faut pas oublier que les achats intelligents encouragent l’économie locale, le travail sain et il permet de faire sa bonne action pour l’environnement. Il faut parfois penser plus loin que le bout de son nez!