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Un documentaire efficace pour la prévention de la toxicomanie

Dominique Poirier par Dominique Poirier
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Article mis en ligne le 26 novembre 2007 à 23:13
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Un documentaire efficace pour la prévention de la toxicomanie
Une scène de La vie en bleu.
Un documentaire efficace pour la prévention de la toxicomanie
Censée se terminer samedi dernier, la Semaine de la prévention de la toxicomanie s'est prolongée jusqu'à lundi soir, alors qu'a été présenté le documentaire La vie en bleu (The Odd Squad), qui met en scène des toxicomanes de Vancouver et les efforts des policiers pour leur venir en aide.
Les jeunes ont répondu en grand nombre à l'invitation lancée par Laurence Bourgeois-Roy, étudiante à la maîtrise en criminologie, puisque la salle du Ciné Starz pouvant accueillir 200 personnes affichait presque complet. Parents, intervenants et policiers étaient aussi du nombre de spectateurs.

«Les gens peuvent être surpris, choqués, dérangés», avait prévenu l'organisatrice de la soirée avant la représentation. Le documentaire d'une cinquantaine de minutes ne laisse personne indifférent. Tourné en 1999 et sorti en 2000, il a depuis gagné de nombreux prix.

Ce sont les policiers de Vancouver affecté au quartier où se retrouvent cocaïnomanes, héroïnomanes, prostitués, mendiants et sans-abri qui ont pris l'initiative de filmer des scènes de vie quotidienne, dans le but de montrer aux jeunes jusqu'où peut mener l'enfer de la drogue et ainsi prévenir la toxicomanie.

Les gens du quartier parlent volontiers à la caméra, en espérant contribuer à sauver des gens de cet univers. Car la vie est loin d'y être rose. Entre l'overdose de l'un, sauvé in extremis par les ambulanciers appelés en renfort, aux "badtrip" de l'autre, il y a celui qui décède après s'être tiré une balle dans la tête, ou encore celle dont les plaies ouvertes ont été causées par de mauvaises drogues qui lui font croire que des bibittes sortent de son bras et qu'elle doit les tuer par tous les moyens possibles.

Enfin, il y a ceux qui s'en sortent et qui sont sobres depuis quelques mois, mais dont le passé ne pourra jamais complètement s'effacer.

«Le but n'est pas de faire peur, mais des fois, de voir… », a expliqué Laurence Bourgeois-Roy avant la représentation. Elle n'avait pas tort. Les images valent 1000 mots.

Chose certaine, de nombreuses discussions ont dû être engendrées par ce visionnement, tant dans les maisons de jeunes présentent lundi soir que dans les organismes, les écoles ou dans les familles.

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