Une saison qui a rapporté beaucoup à Pat Brisson
Dans le cadre du cahier du 35e anniversaire des Olympiques, nous vous proposons d'autres articles relatant l'histoire de l'équipe.
Il n'aura finalement passé qu'une saison dans l'uniforme des Olympiques de Hull, mais cette simple saison aura eu un impact important sur le reste de la carrière de Pat Brisson, un des agents de joueurs les plus connus dans la Ligue nationale de Hockey.
Brisson, qui a joué à Verdun et à Drummondville dans la LHJMQ au début des années 80, avait décidé d'aller à l'Université d'Ottawa pour poursuivre ses études à 20 ans. «Je voyais les Olympiques pratiquer, avec des gars comme Luc Robitaille, Guy Rouleau et Pat Burns. Je voyais l'engouement derrière le club et je voulais y être.»
C'est ainsi que les Olympiques ont transigé avec les Voltigeurs pour faire l'acquisition du vétéran. «Je n'ai jamais regretté ma décision, explique Pat Brisson. Les Olympiques ont été une bonne école pour moi.»
Surtout qu'il aura eu la chance d'aller à la Coupe Memorial, où l'équipe a cependant perdu en finale. «Mais c'était plaisant, on avait un bel esprit d'équipe.» Et ça a donné le coup d'envoi à une dynastie de succès pour les Olympiques.
Un succès qu'il crédite en grande partie à Charles Henry, un atout des Olympiques selon Pat Brisson. «Les Olympiques ont toujours été une organisation de première classe. On savait que les propriétaires voulaient gagner. C'était ça l'idée dans le temps. Il y avait beaucoup de respect. Mais il faut donner beaucoup de crédit à Charles Henry qui travaillait très fort pour nous trouver des bons joueurs.»
L'après-carrière
Questionné sur l'impact de son passage avec les Olympiques sur son après-carrière, Pat Brisson ne cache pas que plusieurs portes se sont ouvertes à lui lors de cette saison d'hockey. «C'est là que je me suis fait beaucoup de contacts, explique-t-il. C'est à Hull que j'ai solidifié ma relation avec Luc.»
Une relation qui est à la base de la carrière d'agent de joueurs de Pat Brisson. «N'eut été de ma relation avec Luc Robitaille, je ne serais pas à Los Angeles aujourd'hui, note-t-il. Luc m'a donné ma chance.» Sa participation à la Coupe Memorial lui avait aussi permis de rencontrer Jacques Martin, alors que la présence de Wayne Gretzky comme propriétaire était un autre atout.
Serait-il à la même place sans son passage à Hull? «Ç’a été le point tournant de ma vie. Mais j'ai toujours été un gars fonceur. J'aurais foncé quelque part, mais peut-être pas comme agent de joueurs. Les Olympiques m'ont bien aidé.»