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Marie-Michèle Desrosiers parle de son spectacle et de sa passion pour Noël.
L'Orchestre du Conservatoire de Gatineau fête Noël avec Marie-Michèle Desrosiers
Le temps des Fêtes passe aussi vite que la «deuxième» carrière de chanteuse de Noël de Marie-Michèle Desrosiers. V'la déjà 11 ans qu'elle fait rêver les foules avec ses interprétations symphoniques des grands classiques internationaux des odes du Pôle Nord et des villages enneigés…
La «Diva sous la neige» se produira le 14 décembre à guichets fermés à la salle Odyssée, en compagnie de l'Orchestre symphonique de Gatineau et de son chef, le versatile et passionné Yves Léveillé. Marie-Michèle Desrosiers était en réunion de production avec lui et le directeur artistique Yves Marchand cette semaine quand nous l'avons rencontrée.
Après l'Orchestre symphonique de Prague, le Chœur de l'Armée Rouge et des dizaines d'autres ensembles musicaux, Marie-Michèle Desrosiers a bien hâte de se coller aux 57 musiciens de l'Orchestre symphonique de Gatineau et à un chœur de 75 gorges. «J'aime être près des musiciens et avoir une interaction avec le public. Je veux qu'ils chantent avec moi; il y aura une chorale sur la scène et une chorale dans la salle.
Elle offrira entre autres Noël Blanc, Sainte-Nuit, 23 décembre de Beau Dommage, quelques extraits de Casse-Noisette, Happy Christmas, the war is over de John Lennon, Mon beau sapin, une chanson de La Bolduc et des extraits du monument Le Messie. Deux heures de titres qui donnent chaud en dedans…
Et La Revue a été témoin d'une drôle de primeur qui mettrait encore une fois à profit les talents de comédien de Yves Léveillé. Ceux qui ont assisté au dernier spectacle de Nathalie Choquette avec l'Orchestre auront eu une démonstration de ses talents. Ce qu'ils ne savent peut-être pas est qu'il n'avait eu que 24 heures pour se préparer à jouer plusieurs personnages… Marie-Michèle lui a donc proposé une marrante «apparition»!
D'où vient cette passion pour Noël?
«Quand Beau Dommage est retourné ensemble, Pierre Bertrand et moi étions en studio avec Michel Bélanger d'Audiogram. Un soir, très tard, Michel me regarde et dit: 'Chez Audiogram, on n'a jamais fait de disque de Noël parce que j'ai jamais trouvé une voix. Mais là je pense que je l'ai, et c'est toi!', confie-t-elle. Je lui ai dit que j'y penserais. C'était soudain et j'étais en train d'écrire du nouveau matériel pour un album solo!»
Après mûres réflexions, elle embarque dans le projet et se rend en Europe pour enregistrer son premier album de Noël avec l'Orchestre de Prague et André Gagnon. Elle y pensera aussi à deux fois quand elle se fera proposer de chanter avec les Russes armés de balalaïkas et d'accordéons… «J'ai adoré, admet-elle. Les pays de l'Est ont une âme, les cordes ont une âme, il y a quelque chose de mélancolique, de nostalgique…»
Et quand elle chante à l'Occident, elle retrouve cette chaleur auprès des musiciens, car elle soutient que la musique est un langage universel. Tout comme Noël, qui peut se fêter de milliers de façons et qui demeure une fête pour tous les enfants, âgés ou non. D'après elle, Noël est une fête de famille dont le succès ne doit pas reposer sur les cadeaux. La magie se retrouve dans les réjouissances, la tranquillité d'esprit et la simplicité. Comme dans la musique de Noël.
«Il faut aller à l'essence de la chanson, dit-elle. Petit papa Noël c'est pas cucu, c'est un enfant qui s'adresse au Père Noël!» Marie-Michèle Desrosiers aime bien songer à ces veillées ancestrales où les gens allaient à l'église sous la pleine lune, quand les pauvres et les riches se côtoyaient et ne luttaient que pour l'espoir et le bonheur… «C'est utopique, mais c'est réconfortant d'y penser…»