De 13e choix à capitaine des Olympiques
Bruno Lemire ne se sera arrêté devant les obstacles
Dans le cadre du cahier du 35e anniversaire des Olympiques, nous vous proposons d'autres articles relatant l'histoire de l'équipe.
Peu de joueurs peuvent dire qu’ils ont évolué longtemps avec les Olympiques alors qu'ils avaient été un choix de 13e ronde. Encore moins peuvent dire qu'ils ont été le capitaine de la formation, comme c'est le cas de Bruno Lemire.
Le petit centre originaire de Hull a été un guerrier des Olympiques à la fin des années 90. Son travail et sa fougue lui ont permis de compenser pour sa taille de 5'5'', ce qui est plus que petit dans le monde du hockey.
«J'étais très content quand les Olympiques m’ont repêché, même si c'était en 13e ronde, explique-t-il. Je ne pensais par contre pas pouvoir y arriver.» Pourtant, dès la saison suivante, il amorçait sa carrière dans la LHJMQ.
Lemire l'avoue facilement, il n'aurait possiblement pas eu cette carrière avec une autre équipe. «Il y avait une source de motivation le fait que j'ai été repêché par les Olympiques. Je ne suis pas sûr qu'ayant été repêché en 13e ronde par une équipe de l'extérieur j'aurais été aussi motivé. J'aurais probablement pu prendre un autre chemin.»
«Mais depuis que j'étais jeune que je voulais jouer pour les Olympiques. Et le tout s’est fait très vite. Mon style combatif allait bien avec ce que les partisans voulaient voir. À toutes les parties, j'attachais mes patins et j'allais à la guerre.»
L'ancien capitaine des Olympiques souligne que c'était dans sa nature de travailler de la sorte. «Pour moi, c'était important. Je n'ai pas été le capitaine le plus volubile dans le vestiaire. J'étais tranquille, mais quand j'embarquais sur la glace, c'était sérieux.»
De beaux souvenirs
Bruno Lemire garde de beaux souvenirs de chacune de ses années avec les Olympiques. «À mon année recrue, c'était spécial, indique-t-il. C'était excitant de jouer avec les Olympiques. Lors de ma 2e et 3e saison, on a eu de grosses saisons. À ma 4e année, j'ai eu la chance de jouer avec Ales Hemsky et Roberto Bissonnette, possiblement la meilleure ligne avec qui j'ai joué.»
Il se rappelle aussi tout le succès que l'équipe a eu en série. «J'aimais beaucoup les séries parce que c'était l'occasion d'être le héros obscur. Mon plus beau souvenir, c'est la série de victoires qu'on a eue qui a fini contre Acadie-Bathurst lors du 7e match, alors qu'on avait fini 6e au classement.»
L'ancien centre garde aussi de bons souvenirs de l'organisation qui lui a donné sa chance. «C'est une organisation de classe, explique-t-il. Ils font en sorte qu’on soit comme un club sélect. Ils n'ont pas peur d'aller chercher plus loin que les choix au repêchage et les joueurs du Québec.
«On a eu des chances les quatre ans que j'étais là. Ils n'ont jamais vidé le club. C'est une bonne philosophie. Le monde apprécie parce qu'ils veulent un club compétitif.»