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Robert Lavoie fête Noël à grands riffs de Gretsch!

Patrick Voyer par Patrick Voyer
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Article mis en ligne le 4 décembre 2007 à 17:34
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Robert Lavoie nous interprète une version acoustique de «Père Noël ramène-moi ma chérie», d'Elvis.
Robert Lavoie fête Noël à grands riffs de Gretsch!
Robert Lavoie et son Cat Scat Band sont une des raisons pour laquelle le rockabilly n'est pas mort au Québec. Après avoir sorti Johnny Blade au printemps, il remet ça avec un disque de Noël qui swing la compagnie pas à peu près!
«Avec le style et le look que j'ai, ce n'est pas évident parce que ce n'est pas vraiment à la mode!, lance-t-il. Alors je pense qu'un disque de Noël est la meilleure carte de visite, la meilleure porte d'entrée pour me faire connaître.»

Le Montréalais de 41 ans a fondé en 1996 le big band Cat Scat pour donner une nouvelle tangente à sa carrière débutée dans les bars avec le groupe Les Survenants et sa Gretsch, une rare guitare allemande qui coûte la peau des fesses. «Je jouais du rockabilly, alors j'ai dû apprendre une base de jazz que je connaissais pas, une nouvelle sonorité et une nouvelle progression d'accords!»

Avec le temps, Robert a rencontré plusieurs excellents musiciens avec qui il a développé une amitié et une complicité musicale. Est donc né ce groupe qui compte aujourd'hui 18 membres et qui permet de revivre les meilleures années du rockabilly avec une saveur particulière. Les habitués ou nostalgiques du genre s'y reconnaissent immédiatement!

Robert Lavoie aligne dix titres populaires et assez méconnus sur cet album, dont Une Gretsch pour Noël (la seule composition originale), Sainte Nuit, Danser autour du sapin vert de Michèle Richard, Cours Rudolph cours (une traduction du classique anglophone), Noël sans toi et Père Noël ramène-moi ma chérie d'Elvis.

«Je n'ai pas une mission, mais je suis très sensible aux anciens groupes et aux chansons oubliées. Comme Les Classels, les Beatles québécois des années 60, ou Michel Louvain; en 57, Michel Louvain, c'était le Elvis québécois, il se faisait déchirer ses chemises sur le corps!, rappelle-t-il en souriant. Il ne faut pas oublier ça, parce que ces gens ont pavé la route et créé le système pour les artistes d'aujourd'hui.»

Robert et le Cat Scat Band font un tabac présentement au Casino de Montréal avec leurs reprises de Noël ou des succès des légendes du rock telles qu'Eddie Mitchell et Les Jaguars. «Mon but avec cet album est que les gens l'écoutent et que ce soit le party. Je n'ai aucune prétention.»

Il croit que le rockabilly est ressuscité pour de bon depuis que les David Seltzer et compagnie ont envahi les ondes dans les années 90. «Des ados écoutent et trouvent ça bien cool! Ce n'est pas comme si un jazzman essayait de faire du rock; ça, ça ne marche pas. Moi, je suis un rocker qui jazze!» Et il jazze de manière «cool», pas à la Fernand Gignac, qui lui, chantait plutôt du «ballroom jazz» comme le précise Robert.

Le «Gretscheux» espère donc qu'il contribuera à faire digérer les familles lors du Réveillon avec des valses swingées et des tounes tranquilles… accélérées! Que les oreilles et les jambes appartiennent à des vétérans du drive in ou aux jeunes de la génération pop, la Gretsch est prête!

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