Jean-Philippe Barrette s'apprête à lancer son second album.
Un deuxième album beaucoup plus personnel pour Jean-Philippe Barrette
Un peu plus de trois ans après la sortie de son premier album, le chanteur Jean-Philippe Barrette récidive avec un second opus. Humeurs et rumeurs d'ici et d'ailleurs se veut un album moins léger et plus personnel, mais aussi un peu plus sombre par endroit.
Jean-Philippe Barrette est originaire de Lochaber Ouest, à la limite de l'est de la ville de Gatineau, mais habite maintenant à Plaisance. Avec son second album, le chanteur s'est servi de son expérience pour en faire un produit encore meilleur. «Le premier était plus jazz, plus folk et avait été enregistré en une semaine. Le deuxième, le son est un peu plus rock et on a dû passer dix fois plus de temps sur lui que sur le premier», explique-t-il.
Le second album du chanteur se distingue du premier, qui était plutôt engagé. Avec des textes plus sombres par moment, Jean-Philippe Barrette explore une nouvelle avenue. «Je traite de la mort, de la folie, de l'ironie, mais la musique n'est pas écrasante. Ça ne mets pas down, c'est quand même enjoué», indique-t-il.
Selon ce dernier, une partie de l'album se veut plus personnel, alors que la seconde moitié est plutôt la partie rumeur. «Ce sont des textes à personnages», raconte-t-il.
Pas toujours facile en région
Même s'il commence à faire quelques petits spectacles à Montréal, Jean-Philippe avoue qu'il n'est pas toujours facile de percer en étant en région. «C'est certain que c'est plus dur. Il y a toujours le tiraillement entre rester ou partir. Mais puisque je vais souvent en ville et que j'ai ma maison ici, à la campagne, je reste ici», mentionne-t-il. Malgré tout, il pense qu'il est beaucoup plus facile de se faire connaître dans les grands espaces urbains. «Je crois par contre que si tu joues avec de la musique originale, que ce soit ici ou ailleurs, ce n'est pas facile de percer», ajoute-t-il.
Pour sa part, il croit qu'il aurait peut-être de la difficulté à créer s'il restait dans une métropole comme Montréal. «J'ai été élevé sur une ferme, alors ce n'est pas pareil…», avoue-t-il. Selon Jean-Philippe, le seul désavantage dans son patelin, c'est l'accès à internet qui peut parfois causer quelques problèmes. «Ce n'est pas évident envoyer une chanson dans ce temps-là», ajoute-t-il.
Si la campagne l'inspire parfois, il tient à préciser que ce n'est pas sa seule source d'inspiration lorsqu'il écrit ses textes. «Par exemple j'ai une chansons qui parle des écrevisses. Ça vient de quand j'ai voulu faire peur à ma blonde», raconte-t-il. Par contre, il ne veut pas se faire catégoriser comme faisant de la musique rurale. «C'est certain que la campagne, c'est un volet de la chose, mais les sujets qui m'inspirent sont plus souvent de nature psychologique et sociale», de dire Jean-Philippe Barrette.
Malgré sa passion pour son art, le chanteur ne peut pas en vivre. «J'essaie de m'importer un peu vers la ville et les régions du Québec», raconte celui qui donne des cours de guitare pour subvenir à ses besoins.
Jean-Philippe Barrette lancera son album le 13 décembre, au Petit Chicago, dans le secteur Hull, de 18h à 20h. L'entrée est gratuite.