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Un rêve qui deviendra réalité pour Stéphanie Garcia Cournoyer

Daniel LeBlanc par Daniel LeBlanc
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Article mis en ligne le 10 décembre 2007 à 13:27
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Un rêve qui deviendra réalité pour Stéphanie Garcia Cournoyer
De janvier à avril, l’Inde sera le lieu de résidence de Stéphanie Garcia Cournoyer…(Photo: Daniel LeBlanc)
Un rêve qui deviendra réalité pour Stéphanie Garcia Cournoyer
Le 10 janvier 2008, voici une date que l’étudiante en multimédia au Cégep de l’Outaouais, Stéphanie Garcia Cournoyer, appréhende avec une grande dose d’enthousiasme et de hâte. Ce jour-là, elle prendra l’avion en direction de l’Inde pour participer à un projet de coopération internationale organisé par la Société de partage de Gatineau (SOPAR), et elle ne sera de retour à Gatineau qu’en avril.
«J’ai extrêmement hâte, surtout parce que la culture y est tellement différente d’ici», affirme l’étudiante gatinoise, qui participera à ce projet organisé aussi en collaboration avec le Bala-Vikasa, un organisme sans but lucratif implanté dans ce pays qui compte plus de 1,1 milliard d’habitants. Le but de ce voyage pour l’étudiante qui désire poursuivre des études universitaires dans neuf mois en vue d’obtenir un baccalauréat en multimédia interactif? Créer des outils pédagogiques pour améliorer et promouvoir l’éducation de milliers de femmes indiennes. «On les sensibilisera sur le micro-crédit, l’esprit communautaire, l’entraide, l’hygiène et on mettra en place un studio», dit Stéphanie. Aussi, certaines femmes analphabètes pourront bénéficier de leçons.

La Gatinoise originaire du secteur Aylmer croit que cette expérience est une très belle occasion pour elle de s’enrichir et d’acquérir une expérience de travail tout à fait unique. «Il s’agit d’une bonne base pour plus tard. J’aurai plus de maturité et je jetterai un autre regard sur le monde. Ce sera l’expérience de toute une vie», lance celle qui sera accompagnée de Ashley Johnson et Guillaume Potvin lors de son périple.

Âgée de 20 ans, la finissante du Cégep de l’Outaouais a été la seule à qui l’idée d’aller faire un voyage de trois mois en Inde a été soumise. Son enseignant Mathieu Legault a entendu parler de cette possibilité et lui en a immédiatement parlé. «Ça fait longtemps que je veux faire cela, dès ma première année d’études je désirais aller dans un autre pays pour y faire du bénévolat ou du travail communautaire», soutient l’étudiante. Selon elle, il s’agit d’une offre tombée du ciel et elle espère bien en apprendre aux autres autant qu’elle en apprendra elle-même.

La SOPAR fournira l’hébergement et la nourriture de Stéphanie au cours de son périple de trois mois, mais l’étudiante devra défrayer elle-même le coût du billet d’avion, sans compter les nombreux vaccins et ses dépenses personnelles. Pour cette raison, elle rédigé une lettre au député fédéral de Hull-Aylmer, Marcel Proulx, pour solliciter son aide, une demande à laquelle elle n’a toujours pas obtenu réponse. La jeune femme a entrepris la même démarche auprès de la députée provinciale, Charlotte L’Écuyer, mais celle-ci a dû refuser parce que son budget avait été dépensé.

Avouant maîtriser suffisamment la langue anglaise, qui est parlée couramment en Inde, Stéphanie Garcia Cournoyer sourit lorsqu’elle pense au fait que pas moins de 225 langues distinctes sont parlées dans ce pays et que chaque habitant en maîtrise en moyenne quatre chacun. «On n’en connaît pas tant que cela sur ce pays. On entend seulement parler des catastrophes donc c’est difficile de ne pas en avoir une opinion biaisée. Il y a des gens malheureux qui vivent dans la pauvreté, oui, mais il y en a aussi qui réussissent», affirme-t-elle, d’un air convaincu.

Elle qui aspire aussi à obtenir une maîtrise dans les prochaines années, la jeune femme soutient qu’elle aimerait bien continuer dans la même veine professionnellement, mais que le métier d’enseignante l’intéresse également. «J’aime le contact avec les gens et je ne pense pas que je serais capable de rester devant un bureau toute la journée», dit-elle.

À son retour, au printemps, Stéphanie prévoit déjà faire de la sensibilisation auprès des jeunes de sa communauté afin de leur faire connaître une réalité autre que celle véhiculée par les médias. Et les autres pays qu’elle aimerait bien visiter un jour? L’Australie et le Portugal.
Pour ceux qui désirent suivre les péripéties du voyage de Stéphanie en Inde, de janvier à avril, elle aura un blogue sur Internet: blog.lynxdaemon.net

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