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Le comédien et crieur public Daniel Richer dans Casino 2

Une année faste se termine pour lui

Patrick Voyer par Patrick Voyer
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Article mis en ligne le 16 décembre 2007 à 18:06
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Daniel richer nous présente son personnage...
Le comédien et crieur public Daniel Richer dans Casino 2
Une année faste se termine pour lui
Il est surtout reconnu pour ses cordes vocales et son élégance de crieur public, mais le Gatinois Daniel Richer prouvera cet hiver dans Casino 2 qu'il est avant tout un comédien depuis 30 ans en jouant le rôle de Bill Baker, un sinistre dirigeant de casinos virtuels qui sacre comme un charretier…
C'est l'agent de Daniel Richer qui a eu vent du casting et a compris que le rôle était parfait pour son client. «Les gens qui s'attendent à voir un Daniel Richer doucereux vont être surpris, avertit-il en souriant. Je suis complètement bilingue et Bill Baker a un langage assez usurier. J'ai dit à mes enfants que ma façon de parler n'est pas un bon exemple. Je leur ai dit que quand je dis «f***!», je fais référence au mammifère de l'Arctique…»

Bill Baker est un ancien militaire en charge d'un casino virtuel dans la réserve où Tiger, le responsable de la sécurité du casino interprété par Peter Miller, est justement né. De plus, les deux hommes sont à couteaux tirés depuis qu'ils ont fait l'armée ensemble. Alors Daniel Richer promet de l'action sans dentelle! «Peter et moi on a vraiment une bonne chimie et y'a de l'intensité dans nos propos! Le plus drôle est qu'on a déjà auditionné pour les mêmes rôles dans le passé, ajoute-t-il. Quand il a eu celui dans Fortier, j'étais vraiment fâché…»



Daniel a tourné des scènes à Lachute et à Montréal, à la Cité du cinéma, où le film américain La Momie III avait lieu. «Il y avait une belle ambiance de tournage, l'équipe était fantastique et nous traitait bien», assure-t-il. Et que dire de sa passion des costumes qui a été comblée sur le plateau!

Daniel apparaîtra dans la moitié des dix épisodes de Casino 2, qui débute dès février. Cette expérience lui est tombée du ciel et il en est fier! «Ce qui est plaisant dans ma carrière, c'est que les gens pensent à moi pour des choses auxquelles je ne penserais pas normalement. Ça me force à me surpasser, à faire des efforts!»
Une année chargée!
Depuis plus d'un an, Daniel Richer n'arrête pas beaucoup. Il a perdu 20 livres, a déjeuné par hasard à Paris avec Thierry Ardisson et a fait le tour du Canada en février et mars dernier en offrant 50 spectacles en 47 jours, dans le cadre des Rendez-Vous de la Francophonie. Il a partagé sa vision avec les gens du respect des Premières Nations, respect qui s'estompe d'après lui à mesure que la modernité s'essouffle.
Son éreintant périple de 19 860 kilomètres ponctué de 14 vols d'avion, a commencé le 14 février au Nunavut. Pour la Saint-Valentin, Daniel a été charmé par le froid sibérien (-50 degrés) du territoire et par les coûts exorbitants des produits (15$ pour 3 litres de lait)! Et il a été décontenancé de voir autant de restos Tim Hortons à chaque coin de rue canadien!

Non, sans blague, il n'a pas roulé 56 000 km avec sa voiture neuve en un an pour rien: de Yellowknife à St-Jean, Daniel Richer aime rencontrer les gens, échanger avec eux, il aime partir à l'aventure et marcher dans les contrées qu'il explore. «Faire la tournée, ce n'est pas faire ton show et retourner à l'hôtel. Moi, j'aime encore visiter les villes où je suis allé plusieurs fois, car les lieux changent, les gens aussi, mes goûts ont changé. Ça fait 30 ans que je fais de la tournée; il faut que je sois bizarre…»

S'il est bizarre, Daniel Richer est surtout un ardent défenseur des droits et de l'image des Premières Nations. «J'ai donné des conférences au Manitoba pour entrer les valeurs des Premières Nations dans l'éducation.» Il n'en revient pas de constater que les mauvaises nouvelles concernant les autochtones sont constamment à la Une des journaux alors que les bonnes, elles, sont reléguées à la dernière!

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