Alex Boyer veut dompter l'Acotango
Il sera le plus jeune d'un groupe de six grimpeurs au profit de la Fondation du CSSS
Passionné de plein air, Alex Boyer n'a pas hésité longtemps quand il a su qu'une nouvelle expédition en montagne se préparait pour la Fondation du CSSS de Gatineau. Il a répondu présent et affrontera l'Acotango en Bolivie, une montagne de 6054 mètres.
«J'avais entendu parler du premier projet (le défi Kilimandjaro), explique le jeune étudiant de 17 ans. Et ma mère a entendu parler du deuxième projet et elle m'a dit que si je voulais embarquer, elle serait avec moi. J'ai décidé d'y aller.»
Ce projet a l'avantage du jumeler sa passion du plein air à une bonne cause. Les fonds recueillis par les grimpeurs qui participeront à cette expédition serviront à financer trois projets du CSSS: un tomographe par émission de positron et tomodensitomètre, l'automatisation des services de pharmacie en hébergement et le projet pilote d'ordonnance collective.
«Il n'y a personne dans mon entourage qui a besoin de soin, souligne Alex Boyer. Mais c'est plaisant de pouvoir aider du monde et en même temps relever un défi. On n'a pas besoin d'être toucher de près pour pouvoir aider les autres.»
Pas peur de la montagne
Le jeune homme est en pleine préparation pour cette ascension, qui sera la première de son histoire. «Je n’ai jamais fait de la haute montagne comme ça, mais j'ai fait du trekking, de l'escalade de montagne et de l'escalade de glace.»
Malgré le peu d'expérience de la haute montagne, Alex n'est pas inquiet pour l'ascension. «Sur la montagne, je me dis que j'ai l'endurance, mais il faudra voir l'adaptation. Mais c'est un milieu où je suis à l'aise.»
Son défi viendra plutôt avant de se rendre en Bolivie. D'abord, pour ramasser les 5000$ nécessaires pour la Fondation du CSSS, puisqu'il est moins connu que les autres participants qui gravitent dans le monde des affaires. «C'est sûr qu’eux vont avoir plus de facilité à masser les dons. Pour moi, ce sera un défi de plus.»
Il souligne aussi que ce périple sera son premier voyage en avion, une expérience qu'il a hâte de vivre. «Je vais me laisser guider par les autres dans les aéroports, parce que je ne connais pas ça. Pour moi, le plus difficile va être de se rendre là-bas, plutôt que la montagne.»