Un défi personnel pour Gilles Poirier
Il tentera l'ascension de l'Acotango en Bolivie
C'est pour aider la cause, mais aussi par défi personnel que Gilles Poirier a accepté de se joindre au groupe qui partira à l'ascension de l'Acotango, une montagne de 6054 mètres en Bolivie.
Ce dernier faisait partie des gens sur la liste de remplacement pour le Défi Kilimandjaro, mais il n'aura pas pu participer à l'événement. Quand la fondation du CSSS a décidé de répéter l'expérience sur une autre montagne, il s'est de nouveau manifesté.
«Je souhaite le faire parce que je ne l'ai jamais fait, note-t-il. J'ai 42 ans et je réalise qu'on est près de la moitié de la vie. Je réalise aussi qu'il y a des choses que je voudrais faire. Je me lance un défi personnel pour mes capacités physiques. Tu dois te prouver à toi même que tu es capable de le faire.»
Gilles Poirier indique aussi qu'il a le vertige, ce qui accentuera ce défi. «La première question que j'ai posée c'était pour savoir si on faisait de l'escalade ou du trekking. Si ça avait été de l'escalade, j'aurais oublié ça.»
L'homme d'affaires souligne aussi être touché de près par la cause. «Ma conjointe est présentement en traitement de chimiothérapie. C'est une cause qui me touche de près et qui touche tout le monde. On n'a pas à fouiller longtemps pour trouver des gens près de nous toucher par le cancer.»
Un des appareils ciblés pour l'achat par la Fondation du CSSS est un tomographe par émission de positron. «Il aura peut-être la capacité de régler des problèmes avant qu'il ne soit plus réglable», explique-t-il.
Se garder au chaud
En ce qui concerne le défi en lui-même, Gilles Poirier a hâte de pouvoir l'affronter. Il sait que ce ne sera pas facile, mais il indique avoir la volonté nécessaire pour y arriver. «Le fait d'atteindre le sommet se passe beaucoup entre les deux oreilles.»
Il aura d'ailleurs l'occasion de se retrouver seul avec lui-même pendant ce voyage. «Ça va permettre un certain ressourcement, parce que tu es seule, et ce, même si tu es en groupe. Tu n’as pas le choix d'être avec tes pensées.»
L'aspect qu'il s'attend à trouver le plus difficile, c'est le froid. «J'ai toujours les extrémités glacées et je vais passer plusieurs jours dans des conditions très froides. Je vais devoir trouver des moyens de me réchauffer. Surtout que la circulation sanguine se fait moins bien à cette altitude.»
Mais pour les autres aspects physiques, Gilles Poirier ne s'inquiète pas trop. «Mon cardio est assez bon. Je m'attends à ce que l'adaptation aille assez bien. Ma condition physique est bonne.» Il aura aussi l'opportunité de continuer de l'entraîner d'ici au départ.
Il doit aussi se consacrer sur la campagne de financement associé au projet. «Ça va bon train, souligne-t-il. Les gens sont généreux, plus que je m'attendais. Je n’ai pas eu à solliciter les gens jusqu'à maintenant et la réponse est là.»