Frank Therien, une «grande gueule» sage et sympa!
Nous avons rencontré – et fait connaissance rapidement tellement il est sociable – avec le conseiller du district d'Aylmer, au resto Dinty's, un endroit qu'il fréquente de temps à autre.
Son enfance
Le fils et petit-fils de politicien naît comme un quasi cadeau de Noël le 18 décembre 1940. «Je n'étais pas méchant… mais pas un ange non plus!», s'exclame Frank Therien avec sa bouille de bon vivant. «J'étais un ado normal. J'avais une grande gueule, mais ce n'était pas méchant.»
Le conseiller impliqué depuis plusieurs années en politique n'a pas eu le temps de terminer sa deuxième année d'université en 'commerce'. «J'ai pris la relève de la famille quand mon père est décédé. Mais quand je vais prendre ma retraite, je veux finir ces deux ans-là!», lance-t-il.
Sa personnalité
«Je suis un bon père de famille (il a deux enfants, dont une fille qui est infirmière au Texas) et je m'inquiète de mes petits-enfants. Je m'intéresse aux enfants et je sympathise avec les jeunes; ce ne sera pas facile pour eux! J'aime aussi parler avec les gens et je crois avoir une bonne réputation auprès d'eux. Je suis un homme du peuple, comme on dit, et je ne suis jamais en retard. Mais je pense que je parle et que je crie trop. Et des fois, comme ma femme dit, avant de me fâcher, je devrais compter jusqu'à 10 et analyser!»
Son «habitat naturel»
«Je demeure dans un bungalow de 1100 pieds carrés depuis 31 ans, sur la rue Belmont. On y a élevé nos enfants, on est très bien. On l'a toute refait, y'a rien qui n'a pas été fait: les fenêtres, la salle de jeu… J'y suis maintenant très confortable avec mon épouse.»
Ses ambitions
«Honnêtement, tout ce que je veux, c'est garder ma santé, prendre ma retraite dans deux ans et faire des choses avec ma femme que je n'ai jamais faites. Je crois qu'elle le mérite, car elle a travaillé avec moi dans le commerce…», glisse Frank Therien.
Sa journée de congé typique
Le conseiller avoue travailler beaucoup: en trois décennies, il n'a pris que dix jours de congé, paraît-il! Comme il se plaît à dire, un homme d'affaires a toujours l'impression de bosser, prendre des vacances est un péché! Mais, quand il en a l'occasion maintenant, il sort avec des amis ou se change les idées avec sa famille. Sinon, il se couche tôt ou travaille sur le bottin téléphonique du secteur Aylmer, qu'il concocte avec des collègues depuis trente ans.
Ce qui le fait rire
«Bien des affaires! Je suis un gars qui aime la vie, les bonnes jokes. Je trouve de la joie de vivre avec mes amis et ma famille.»
Pourquoi la politique?: «C'est de famille, dans mon sang. Ce n'est pas pour être égoïste, j'aime défendre les gens et leur rendre service pour des choses simples comme un écoulement des eaux, avoue Frank Therien. Depuis la fusion, y'a tellement de désordre! Avant, les cols bleus d'Aylmer faisaient le travail les yeux fermés, ils connaissaient le coin. Mais là, à Gatineau, les services, ce n'est plus ce que c'était. Les gens appellent au 3-1-1 et ça prend des mois!»
Que feriez-vous pour changer le monde: «J'essaierais d'empêcher toutes les guerres et de ramener nos jeunes d'Afghanistan. 'Make love, not war'!, s'écrit-il en «hippie vétéran»… Je voudrais ramener le monde ensemble, trouver une manière de dire qu'on vit dans le meilleur pays au monde. On se plaint avec le ventre plein!» Parallèlement, Frank Therien est persuadé que les «prospecteurs de quartier» devraient prendre attention: «Les développeurs sont les bienvenus, mais à nos termes, en respectant notre qualité de vie. Car on sait qu'ils ne viennent que pour une raison: faire de l'argent!»
Votre passe-temps, votre passion?: «Retrouver des amis que j'ai connus et faire le party avec eux! Je n'ai jamais eu de passe-temps. Le travail est le seul que j'ai connu… Mais j'aimerais changer cette attitude-là.»
Votre idole ou modèle?: «Dans le temps, Kennedy. Il a fait beaucoup pour les Noirs et les gens défavorisés. Il sympathisait avec les pauvres.»
Votre philosophie de vie?: «Vivre et laisser vivre! Et j'essaie de donner des conseils, car on peut apprendre à tous les jours, et pour éviter que les jeunes aient des problèmes!»