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Une étoile montante de la boxe

Dominique Poirier par Dominique Poirier
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Article mis en ligne le 25 décembre 2007 à 10:09
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Une étoile montante de la boxe
Six mois d'entraînement dans le corps, quatre victoires en autant de combats et une passion qui ne dément pas.
Une étoile montante de la boxe
Roch Legendre a beau s'adonner à son sport que depuis six mois, ses adversaires savent de quoi il est capable. Avec quatre combats en banque, le jeune boxeur de 14 ans a déjà quatre victoires en poche, dont trois qui se sont terminées par K.O..
«Quand j'arrive sur le ring, je ne pense pas à ça, de dire le principal intéressé au sujet des K.O. infligés à ses adversaires. Je me bats pour faire le combat et si le gars tombe, il tombe. C'est sur que c'est toujours plus l'fun si le gars tombe!»

Joachim Alcine et plusieurs autres Québécois ont ajouté une certaine noblesse à ce sport cette année. «Je suis fier de nous!», note Roch Legendre à propos des boxeurs québécois qui s'illustrent de plus en plus sur la scène internationale. Jean Pascal est d'ailleurs un des idoles du jeune homme, qui espère à son tour évoluer chez les professionnels un jour.

Ceux qui diront que la boxe est un sport violent, Roch sait quoi répondre: «On n'est pas ici pour faire du ballet!», s'exclame-t-il, tout juste avant que l'un de ses deux entraîneurs, Gary Corcoran, du club de boxe Côté, indique qu'il s'agit de sa réplique à lui!

«Tu donnes des coups et t'en manges aussi, mais tu l'sais en partant que c'est ça qui va arriver», complète le boxeur. «Les officiels, leur mission première dans la vie, c'est de protéger les jeunes pour ne pas qu'ils se fassent mal», ajoute Gary Corcoran..

Comment expliquer donc, cette passion pour ce sport? «C'est le sport lui-même. C'est pas rien que pour me battre, c'est la technique aussi. Et on est une belle gang ici!», explique celui qui a eu la piqûre pour la boxe en écoutant les films de Rocky et qui a, par le passé, pratiqué divers sports d'équipe comme le soccer et le hockey.

Car si la boxe est une discipline individuelle, l'entraînement se fait régulièrement en équipe. «C'est juste au moment où t'es dans le ring que ça devient individuel», soutient Roch.

Aucun combat n'est à l'horaire pour le moment, mais l'entraînement n'arrête jamais, question d'être toujours prêt. Le cardiovasculaire est d'ailleurs un petit côté sur lequel Roch doit travailler, puisque les combats ont beau correspondre à un maximum de trois rondes d'une minute trente chacune, il est nécessaire d'être en forme pour rester dans le ring jusqu'à la toute fin.

«Roch est bien bon côté technique. Pour esquiver aussi, et il a une bonne force de frappe», note son entraîneur.

Les entraînements préalables au combat servent aussi à contrôler le poids du boxeur, qui doit, sur la pesée pré-combat, peser en dessous de la catégorie pour laquelle il est inscrit. Difficile, de gérer son poids pour un adolescent? «C'est incroyable!», avoue Roch. Si bien que lors d'un combat, il n'a eu que quelques jours pour perdre tout près de 10 livres, afin de ne pas être disqualifié!

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