André Laframboise a Aylmer tatoué sur le cœur…
Le conseiller du district de Lucerne nous attendait au beau milieu du parc commémoratif, qui jouxte le centre de services du secteur Aylmer, en ce mercredi matin frisquet…
Son enfance
André Laframboise est né le 18 novembre 1957 à quelques minutes de marche du centre-ville d'Aylmer. «J'étais un petit peu rebelle, je m'occupais de comités scolaires. Et après mon secondaire, je suis parti en Europe pendant trois mois avec mon sac à dos. Je suis revenu grandi!» Il a de plus travaillé douze ans dans une pépinière et était un ado très sportif.
La mère du conseiller a eu la «chance» de mettre cinq garçons au monde. «Ma mère disait qu'elle ne vendrait pas un de ses gars pour un million $, mais que si on lui offrait un million $, elle n'en voudrait pas un autre!», lance celui qui a terminé son secondaire et qui a complété un cours d'agent immobilier.
Sa personnalité
«Je suis impartial, je ne juge pas, je traite les gens de façon équitable. Et je pense être généreux envers les autres. Mais je suis aussi exigeant avec les autres et plutôt impatient…»
Son «habitat naturel»
«J'habite au même endroit depuis une vingtaine d'années, dans le quartier Seigneurie. J'aime ça parce que c'est un cul-de-sac, il n'y a pas de trafic et c'est proche du transport en commun. Nous avons eu quatre enfants, alors c'était important, indique-t-il. La maison, c'est un refuge, je me sens bien chez nous!»
Ses ambitions
«Ça fait douze ans que je suis conseiller (dont dix ans à l'ancienne ville d'Aylmer) et j'ai siégé durant cinq ans à la Communauté urbaine de l'Outaouais. La prochaine étape serait peut-être de passer à autre niveau, comme le provincial, ou ce serait peut-être d'investir davantage dans l'immobilier. Mais je vais commencer par passer la cinquantaine! Et je ne suis pas du genre à penser à prendre ma retraite trop jeune, il me reste encore quinze ans sur le marché du travail ou à encourager mon milieu.»
Sa journée de congé typique
«J'aime beaucoup lire des bios et je suis gourmand de l'actualité. «J'aime cuisiner. Je suis pas mal bon à part ça! En tout cas, ceux qui ont goûté ont été surpris! Quand je cuisine, j'écoute souvent du Queen, tout seul. Ce serait drôle de me filmer: ça serait sûrement sur Youtube!», glisse-t-il en riant. André Laframboise avoue qu'il n'a pas beaucoup de soirées libres, alors s'il n'est pas à l'hôtel de ville, il relaxe ou fait un peu d'immobilier.
Ce qui le fait rire
«Un bon humoriste comme Peter McLoed. Voir mon petit-fils; ça me rappelle des souvenirs…»
Pourquoi la politique?: «Mon grand-père était conseiller à Aylmer, alors c'est un peu dans mon sang. J'ai commencé à la commission scolaire, où j'ai apporté de l'aide aux enfants autistiques. Je voulais m'assurer que ces enfants, pas seulement les miens, soient représentés. Et de fil en aiguille, je suis devenu conseiller municipal», raconte-t-il. Il faut reconnaître que les petits besoins peuvent paraître insignifiants, des détails pour la grosse machine municipale, mais je suis demeuré au service des gens.» André Laframboise soutient toutefois que depuis la fusion, les services aux citoyens ont diminué passablement, alors que la paperasse a augmenté…
Que feriez-vous pour changer le monde: «J'abolirais toutes les religions qui sont la source première des conflits mondiaux qu'on connaît. Je mettrais aussi tout en place pour sauver notre eau potable. Même les océans, où tout est déversé directement dedans. Ça n'a pas de bon sens!»
Votre passe-temps, votre passion?: «Je n'en ai plus vraiment! J'ai fait du taekwondo pendant 8 ans, mais je n'en fais plus, question d'horaire. Les voyages de pêche, que je ne fais plus… Enfin, je dois me prendre en main et me donner plus de temps!», avoue le conseiller.
Votre idole ou modèle?: «J'ai beaucoup d'admiration pour les gens qui ont du courage et de la détermination, tels que Martin Luther King et Churchill, Lincoln. Et Jean Béliveau, qui est d'après moi un grand diplomate pour le Canada.»
Votre philosophie de vie?: «De ne pas faire aux autres ce qu'on ne voudrait pas se faire faire. Prendre une journée à la fois!»