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Le Cercle de fermières de Buckingham ne veut pas perdre son patrimoine

Marie Pier Lécuyer par Marie Pier Lécuyer
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Article mis en ligne le 29 décembre 2007 à 10:00
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Le Cercle de fermières de Buckingham ne veut pas perdre son patrimoine
À gauche, Hélène Foucault, Suzanne Beaubien, récipiendaire du trophée de la fermière de l'année, Lise Desjardins et Claudette Mercier.
Le Cercle de fermières de Buckingham ne veut pas perdre son patrimoine
Depuis 65 ans, le Cercle de fermières de Buckingham travaille à la transmission du patrimoine artisanal, mais aussi à la défense des droits des femmes et de la famille. Annette Patry, Denise Anderson et Claudette Mercier, ont accepté de dresser un bref portrait du Cercle.
«Au départ, les gens se sont rencontrés pour partager, mais surtout, pour faire de l'artisanat. En 1942, c'était la guerre. On faisait beaucoup de recyclage. Il fallait faire beaucoup avec peu», raconte Annette Patry.

Depuis ce temps, les différents cercles à travers le Québec travaillent à transmettre le patrimoine artisanal, tout en défendant les droits de la femme. Par contre, les Cercles de fermières se disent apolitiques et ainsi ne sont rattachés à aucune entité politique. «S'il y a des questions qui touchent les femmes, c'est certain qu'on sera les premières dans la bataille», soutient Mme Patry.

Par exemple, le Cercle de fermières de Buckingham a adopté une résolution, qui a ensuite été adoptée à l'entité provinciale du Cercle des fermières, concernant les phares d'automobiles qui devraient toujours être allumés, ainsi que les feux arrière. «C'est maintenant rendu au gouvernement québécois», ajoute Mme Patry.

À Buckingham, c'est 44 femmes qui sont membres de l'organisation. Quelques autres Cercles de fermières sont aussi présents sur tout le territoire de La Lièvre. Par ailleurs, le Cercle de fermières de Buckingham n'a aucun problème pour recruter la plus jeune génération. «On a des femmes de 30 ou 40 ans, de jeunes mamans», se réjouit-elle.

Selon Annette Patry, la volonté des femmes un peu plus jeunes pour découvrir le patrimoine qui se transmet depuis 1942, est grande. «On va avoir de la relève», croit-elle.

Pour transmettre son patrimoine artisanal, le Cercle de fermières s'y prend de plusieurs façons, entre autres en donnant des cours aux femmes. «On donne des cours de tricot à aiguille, de tricot crochet, de tissage, de broderie japonaise et plusieurs autres» explique Claudette Mercier. Une exposition annuelle a aussi lieu, question de présenter ce qui a été réalisé par les fermières, mais aussi pour faire connaître le Cercle.

En plus de tout cela, le Cercle de fermières de Buckingham organise quelques levées de fonds, afin de venir en aide à certains organismes liés à la femme ou à la famille. «On donne entre autres à la Maison de la famille, à OLO et à Noël au village», conclut Denise Anderson, actuelle présidente du Cercle.

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