Les Tornades peewee B. (Photo: Dominique Poirier)
Une équipe qui n'a pas peur de la défaite
Les Tornades de l'Outaouais peewee B est la plus jeune équipe de hockey féminin dans la région. Avec 17 filles âgées de 10 à 12 ans, la formation ne cesse de s'améliorer depuis le début de saison, et il ne lui reste plus qu'à aller chercher une victoire.
Parmi ces joueuses, seules quelques une sont des vétérantes, à leur deuxième année dans cette catégorie. Six des filles en sont à leur première année peewee, tandis que six autres sont encore d'âge atome, et pourraient donc jouer avec les garçons.
«C'est vraiment là que ça part quand les filles passent du hockey masculin au hockey féminin», explique Guy Defoy, entraîneur-chef des Tornades peewee B, au sujet de cette catégorie.
En effet, ce n'est qu'il y a deux ans que Hockey Québec a établi le règlement qu'à partir de l'âge peewee, les filles doivent jouer entre elles, sauf si elles se sont qualifiées pour faire partie d'une équipe double lettres, et ainsi évoluer avec leurs collègues masculins.
«Nous ici, on est en plein développement comparé à la ligue d'Ottawa, explique l'entraîneur-chef, dont l'équipe évolue dans la ligue ontarienne. En moyenne, les filles contre qui on joue ont 4 ou 5 ans d'expérience»
À ce jour, l'équipe a joué neuf parties, sur un total de 18. Les Tornades n'ont pas réussi à vaincre aucun de leurs adversaires, mais ont tout de même un match nul à leur actif, et s'améliorent de joute en joute: «Avec les mêmes équipes qu'on perdait 9 à 0, là on annule 2 à 2», note l'entraîneur-chef.
Et les défaites ne découragent pas outre mesure les joueuses: «On va juste essayer de s'améliorer pour en gagner une d'ici la fin de l'année», mentionne Meaghan Lefebvre, la capitaine de l'équipe qui est une joueuse expérimentée, elle qui en est à sa quatrième année au hockey.
Si elles et ses collègues ont commencé à pratiquer ce sport, soit parce qu'une amie s'y adonnait déjà, que le papa était un fan ou «pour prouver aux garçons que nous aussi on peut le faire», les jeunes hockeyeuses jouent toutes pour le plaisir que cela leur procure.
Et si elles ont différents défis à relever au courant de la saison en cours pour améliorer leur jeu, Meaghan et deux de ses collègues, Melody Bond et Isabel Boucher, s'entendent toutes sur une chose, soit l'admiration qu'elles portent pour les Sénateurs…