Louise Poirier est une femme accueillante qui reconnaît les efforts déployés par ses concitoyens. (Photo: Patrick Voyer)
L'entrain et la débrouillardise sont synonymes de Louise Poirier
La conseillère du district de l'Orée-du-Parc a choisi le Relais plein air pour son entrevue. Un projet d'un million de dollars réalisé par des citoyens-bénévoles de son quartier qui reflète ses amours…
Son enfance
«Une enfance heureuse, pas nécessairement facile, mais je me rappelle juste des moments de bonheur. Mon père était menuisier et ma mère était au foyer, impliquée bénévolement partout. On ne vivait pas dans le luxe…» Sa mère tombant malade à l'âge de 23 ans, Louise Poirier prend ses responsabilités en bas âge et, pour alléger le fardeau à sa maman, étudie comme une forcenée. La première de classe fera son cégep à Joliette (où elle est née le 13 août 1952) et sa maîtrise en science de l'activité physique à Québec. «Ce n'était pas pour l'enseigner, mais pour m'occuper de la qualité de vie des gens», nuance l'ancienne nageuse.
Sa personnalité
«Je suis honnête, dynamique, une bonne communicatrice, et quand je m'implique dans quelque chose, je m'implique entièrement, avoue-t-elle. J'ai toutefois de la difficulté à dire non, et je pense que quand on est trop généreux, on devient super occupé, on est tout le temps pris et on de la misère à trouver du temps pour soi…», ajoute celle qui aimerait parfois avoir une «meilleure langue de bois» politique!
Son «habitat naturel»
«Un semi-détaché que j'habite depuis 23 ans. C'est là où ma deuxième fille est née, c'est relativement modeste, c'est mon milieu familial et ce sera difficile de m'en départir! Même si les enfants sont partis, je continue d'y habiter, car ce n'est pas long à s'en occuper! Je la rénove au fil du temps, c'est une stabilité, une continuité.»
Ses ambitions
«Ma grande ambition est d'être heureuse et, par le fait même, avoir des gens heureux autour de moi, mes proches et les citoyens.» Louise Poirier estime que ce «bel égoïsme» est devenu essentiel en politique si on veut remplir son rôle adéquatement. Elle cite Mère Teresa qui, un jour, s'est rendu compte qu'elle devait s'occuper de soi avant de sauver le monde entier! C'est ce que la conseillère entend faire pour vivre heureuse, longtemps. Et de toute manière, elle n'a pas le choix: c'est ce qu'un biscuit chinois lui a déjà dit…
Sa journée de congé typique
«Je me prévois un peu de temps à l'extérieur, seule ou avec d'autres, dans la nature. Quand je suis seule, c'est un moment de réflexions où plein de réponses me viennent, c'est un temps de recul. Je fais aussi du ménage dans mes papiers, j'en lis aussi. Je réponds à des courriels et j'en profite aussi pour passer du temps avec ma famille et mes proches.»
Ce qui la fait rire
«De passer un repas dans lequel on va prendre le temps de parler de tout et de rien et où il y a toujours quelque chose de drôle dans la vie de chacun! J'aime aussi aller voir des spectacles; je choisis des choses gaies, qui me font rire.»
Pourquoi la politique?: Louise Poirier considère que la politique s'est imposée dans sa vie et qu'elle a répondu à l'appel, malgré que sa mère l'ait prévenue sur la «dureté» du domaine! «Le quartier était libre, je faisais déjà plein de bénévolat et je n'avais pas éliminé cette possibilité. J'ai donc fait une saprée bataille avec mon premier opposant, j'ai aimé ça!, admet-elle. En politique, on se jette, on n'a pas de filet de sécurité, on quitte son travail, sa vie rangée…»
Que feriez-vous pour changer le monde: «Je sens que les gens qui habitent notre planète Terre envoient des messages à nos décideurs pour qu'on s'en aille vers le développement durable. Et pas juste en environnement, pour prendre des décisions qui n'handicaperont pas les générations futures et qui permettront un développement.» Louise Poirier souhaiterait donc que chacun, qu'il désire s'enrichir ou combattre la pauvreté, avance dans la même direction.
Votre passe-temps, votre passion?: «L'activité physique, toujours en pleine nature de préférence. Les spectacles, les amis, la lecture.»
Votre idole ou modèle?: «J'ai toujours hésité à avoir une idole, car c'est leur donner une responsabilité qu'elles ne veulent pas toujours avoir. Elles trouvent que c'est un fardeau, parce que ça influence leurs choix pour ne pas déplaire au public», philosophe Louise Poirier. Elle pense qu'avoir un modèle, tel qu'une personne qui nous fait cheminer, est plus plausible et tangible.
Votre philosophie de vie?: «La théorie des petits bonheurs: il faut vivre dans le moment présent. Mon frère est décédé à l'âge de 27 ans, quand j'en avais 24; il avait toute la vie devant lui, mes parents avaient investi dans lui… Ça m'a appris qu'il faut vivre chaque petit bonheur, vivre sa vie, car elle peut nous être enlevée rapidement…»