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Au contact de Richard Nadeau, on apprend

Patrick Voyer par Patrick Voyer
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Article mis en ligne le 11 janvier 2008 à 17:16
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Richard Nadeau nous parle de lui.
Au contact de Richard Nadeau, on apprend
Le député fédéral de Gatineau aime apprendre et enseigner. Confortablement installés dans son bureau, nous avons discuté longuement avec cet érudit qui ne se contente pas de répondre «oui ou non» à une question…
Son enfance
Le 5 avril 1959, à Hawkesbury, naît Richard Nadeau. Cet enfant de chœur et coureur longue distance passera le plus clair de ses étés au chalet familial à Pointe-aux-Chênes, avant de brûler les bancs d'école. En effet, sa soif d'apprentissage est inassouvissable: en vingt ans, il cumulera trois bacs (histoire, politique, éducation)) et travaillera à développer ou sauvegarder le fait français, notamment au Québec et en Saskatchewan (où il résidera durant sept ans). Il ira aussi étudier au Minnesota, où il décrochera une bourse à volet international. Richard Nadeau n'a jamais cessé de se battre pour ses compatriotes et, encore aujourd'hui, il décrit ainsi le bilinguisme canadien: «C'est un mensonge éhonté de dire que c'est un pays bilingue!»
Sa personnalité
«Je suis grand-père depuis septembre, je suis cohérent, un homme de principes, un démocrate. J'essaie toujours d'être le plus pédagogue possible dans mes actions, indique le papa de trois filles. Mais je mets beaucoup d'heures à la tâche et ça brime plusieurs choses…»
Son «habitat naturel»
«Nous avons acheté (lui et son épouse Édith Gendron) en 2002 sur le boulevard Labrosse. On y est très heureux. Je ne suis pas très attaché sur l'aspect maison, mais je l'entretien avec dignité! La maison est un lieu où je vais me reposer, peu importe si c'est pour dormir une nuit rapide ou regarder une partie des Alouettes. C'est aussi un lieu de rencontre pour la famille.»
Ses ambitions
«L'indépendance du Québec; de la vivre et d'y participer, démontrer que c'est viable et souhaitable, tout en demeurant un bon voisin, lance clairement Richard Nadeau. Je n'ai pas de plan de carrière, j'accumule les défis! Je veux juste faire régner le bonheur autour de moi, améliorer la qualité de vie des gens, car c'est certain que l'injustice vient me chercher: ça m'arrache en dedans!»
Sa journée de congé typique
«Voir mes parents qui ont 86 et 89 ans à Pointe-aux-Chênes ou à Hawkesbury, dépendamment de la saison. Et maintenir la cour en règle.»
Ce qui le fait rire
«Les choses cocasses de la vie, j'évite l'humour noir, mais ça n'empêche pas d'en rire parfois! Je suis une personne joviale, je ne suis pas austère.»

Pourquoi la politique?: «Parce que c'est le chemin par lequel la revendication peut être faite, et ça peut amener la réalisation de projets de société à petite ou grande échelle.» Richard Nadeau se rappelle à ce sujet du jour de la naissance du Bloc québécois; il a compris à ce moment qu'il avait trouvé son parti, le vaisseau parfait qui répondrait à ses aspirations.

Que feriez-vous pour changer le monde: «Je ferais en sorte qu'il y ait répartition des richesses, que les gens puissent avoir trois repas par jour, aient accès à des soins de santé, que les besoins soient rejoints. Que les gens puissent s'instruire et travailler, poursuit Richard Nadeau, car quand tu travailles, tu crées des choses. L'humain est un être créatif, alors on doit lui donner les opportunités de s'épanouir.»

Votre passe-temps, votre passion?: «Je lis un livre sur l'histoire politique par mois, des livres consistants qui assouvissent ma soif de connaissances…» Richard Nadeau aime aussi se documenter sur les sportifs des années 60-70 grâce à Internet. Et il possède une impressionnante collection de cartes de hockey, un «héritage» pour ses filles! Enfin, le député essaie d'aller marcher «là où il y a des arbres».

Votre idole ou modèle?: «Je ne crois pas là-dedans, je crois aux gens qui ont donné l'exemple, comme Tommy Douglas et l'assurance-maladie, René Lévesque, Mao, qui a permis aux Chinois d'avoir trois repas par jour et qui leur a donné du travail. Un gars comme Michel Chartrand, qui a loué le Forum de Montréal en pleine crise d'octobre alors qu'il était interdit de faire des rassemblements!»

Votre philosophie de vie?: «Prêcher par l'exemple, faire avancer ne serait-ce que d'un iota la condition de vie des citoyens de la planète. L'espoir est une chose tout-à-fait bien et il faut faire progresser les projets.»

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