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Léa Pool jouera les profs avec nos comédiens de la relève

Patrick Voyer par Patrick Voyer
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Article mis en ligne le 17 janvier 2008 à 12:51
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Jeu devant la caméra. (Photo: UQAM)">Léa Pool jouera les profs avec nos comédiens de la relève
Léa Pool sera à Gatineau, dans un centre de production gardé secret, pour encadrer huit comédiens de la relève régionale dans le dernier volet de l'atelier Jeu devant la caméra. (Photo: UQAM)
Léa Pool jouera les profs avec nos comédiens de la relève
C'est une grande dame du cinéma qui complètera du 24 au 27 janvier la formation Jeu devant la caméra, entreprise il y a deux ans par huit comédiennes et comédiens de la relève régionale, grâce au service de formation continue du Conseil régional de la culture de l’Outaouais.
Léa Pool succède donc aux réalisateurs Philippe Falardeau et Robert Favreau, qui ont déjà donné des nombreux trucs à cette brochette de choix composée de Nathaly Charrette, Jean-François Dubé, Isabelle-Frédérique Lacasse, Richard Léger, Magali Lemèle, Mylène Ménard, Catherine Rousseau et Yves Turbide.

Ce troisième volet de cet atelier hautement spécialisé vise à montrer aux comédiens les distinctions majeures entre le jeu sur scène et le jeu devant la caméra. «Ils apprennent à jouer devant la caméra, donc ça comporte les profils, les éclairages, le fait de bouger autrement, les sons, la voix…», explique la coordonnatrice de la formation continue (mise sur pied en 1998 pour maintenir le professionnalisme des comédiens et leur offrir du perfectionnement) au CRCO, Agnès Tremblay.

Durant ces quatre jours avec Léa Pool, les comédiens devront préparer en duo une scène choisie par la réalisatrice. «Ils seront filmés et ils pourront conserver les enregistrements pour que ça leur serve d'outil de travail. Et si la scène est satisfaisante, ils pourraient s'en servir pour leur portfolio!», ajoute Mme Tremblay.

La seule condition que doivent respecter les huit participants est de faire partie de l'Union des artistes (UDA), car cette formation en est issue. Agnès Tremblay estime qu'en étant rattachés à l'UDA, les comédiens mettent toutes les chances de leur côté. «En étant membres de l'UDA, ils ont tous un portfolio et ils n'hésitent pas à aller dans les agences de casting. Ils font aussi partie du bottin des artistes et à la limite, ils peuvent avoir un agent!»
Les faire connaître
L'objectif ultime du CRCO est de faire connaître la relève, que le public puisse goûter à son talent. C'est pourquoi il n'en coûte que quelques centaines de dollars aux participants pour la formation. Le reste est payé par le Conseil à même un fonds d'Emploi-Québec.
Agnès Tremblay ne cache pas qu'il serait aussi souhaitable que les comédiens de la région soient engagés davantage pour des rôles au grand écran. Selon elle, le lien «psychologique» ne se fait pas encore entre des réalisateurs-producteurs locaux ou de l'extérieur et les artistes de l'Outaouais.

En attendant que l'équation se fasse, le CRCO continuera d'épauler la relève, même si Jeu devant la caméra s'achève cette année. «L'an prochain, à leur demande, des formations seront données pour de la scénarisation. Et il y a d'autres types de formations aussi. C'est vraiment un beau programme (la formation continue), il est très utilisé et est intéressant pour les arts médiatiques, les arts visuels, la musique, les lettres…», conclut Agnès Tremblay.

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