L'équipe féminine de Nouvelles-Frontières occupe actuellement le premier rang au classement.
Un premier rang au classement et des séries à venir…
Chez les filles, le Pré-U aurait pu se contenter d'une saison moyenne, compte tenu de la présence de sept recrues au sein de l'équipe. Mais c'était sans compter sur les protégées de Joël Belleau, qui, contre toute attente, ont réussi à atteindre et conserver le premier rang au classement.
C'est donc avec cette pression sur les épaules que les basketballeuses entament cette deuxième moitié de saison. Vendredi dernier, elles ont cédé la victoire à leur adversaire par la marque de 59 à 71. Ce jeudi, elles espèrent réussir à vaincre la seule équipe qui les a battues en première moitié de saison.
«C'est une équipe qui va jouer fort défensivement, croit Geneviève Poirier, une des trois vétérantes de l'équipe. Il va falloir imposer notre jeu.»
Depuis le début de la saison, l'accent a été mis sur les habiletés individuelles de chacune des joueuses, question de reconstruire une équipe solide et à long terme. À partir de maintenant, c'est la communication et le travail d'équipe qui prendront le dessus lors des entraînements. «On commence le collectif donc on devrait être prêt pour les séries éliminatoires, note Joël Belleau. […] Individuellement, on devrait être plus fort que l'adversaire.»
Un programme réputé
Depuis six ans, le programme de basketball féminin du Pré-U a fait son chemin parmi les habituées du sport, si bien qu'il n'est plus nécessaire pour Joël Belleau de passer de nombreuses heures à faire du recrutement auprès des recrues potentielles.
La philosophie du Pré-U s'est installée au fil des années, et les basketballeuses d'un peu partout en ont entendu parler et vu les réussites de l'équipe. Elles sont d'ailleurs de plus en plus nombreuses à se montrer intéressées par le programme. Déjà, pour l'an prochain, deux filles de l'Abitibi ont démontré un intérêt, tout comme une joueuse de Lanaudière.
Mais pour faire partie de l'équipe, ces dernières devront démontrer leurs habiletés tant sur le terrain de basket que sur les bancs d'école. «Je perdrais un match, mais je veux des diplômées», spécifie l'entraîneur-chef de l'équipe. C'est pourquoi il n'hésite pas à suspendre une joueuse pour un ou plusieurs matchs si son rendement académique n'est pas suffisant.
Le prochain défi pour le programme sera sans doute celui de passer au rang AAA, projet qui pourrait se concrétiser en septembre 2009. D'ici là, les filles ont sept matchs réguliers à gagner, et des séries à conquérir.