Les jumeaux Hugo et Xavier Cayer cachent toute une histoire.
Le récit plus que touchant des jumeaux Hugo et Xavier Cayer
Ils doivent se rendre à l’hôpital de deux à trois fois par semaine, souffrent tous les deux de paralysie cérébrale et le nouveau magasin Wal-Mart de Gatineau vient de leur remettre la somme de 9 400$ afin de leur venir en aide. Leurs noms? Hugo et Xavier Cayer, qui souffleront trois chandelles sur leur gâteau dans quelques jours…
La Revue a rencontré leurs parents, Luc Cayer et Chantal Malette, encore surpris qu’on ait choisi de leur venir en aide ainsi. «Je ne le réalisais pas. J’étais très touchée et je me sentais un peu comme si j’étais sur un nuage», commente leur mère, Chantal Malette quand on lui demande ce qu’elle a ressenti lorsqu’on l’a contacté, il y a quelques mois, pour lui annoncer que Wal-Mart avait choisi d’amasser des dons pour ses jumeaux.
Si vous ne connaissez pas leur histoire, sachez que Hugo, qui pesait deux livres et deux onces à sa naissance, est semi-voyant, souffre d’une myopie sévère de l’œil gauche et a des problèmes auditifs, en plus d’être atteint de paralysie cérébrale. Quant à son frère Xavier, qui pesait une livre et six onces à sa naissance, il souffre aussi de paralysie cérébrale, est non-voyant, souffre d’une épilepsie grave et accuse des retards de développement. Ils sont nés prématurément après seulement 27 semaines de grossesse.
Contrairement à ce que beaucoup pourraient croire, le fait que les médecins ne s’entendent pas tous pour donner un diagnostic précis de l’état de santé de Hugo et Xavier n’est pas ce qui chicote ou fâche le plus leurs parents. Non, ce qui attristait le plus leur maman, au tout début, c’était de répondre aux questions des autres enfants, lorsqu’elle se rendait au parc près de chez eux. Par contre, elle a appris au fil du temps à apprivoiser cette réalité et elle tient à expliquer clairement à tout le monde ce dont souffrent ses deux fils, une chose qu’admire beaucoup son conjoint Luc. Leur papa, lui, croit que le plus difficile aura été de raconter ce qui se passait à tous ses proches et amis qui téléphonaient pour avoir de plus amples nouvelles, avant l’accouchement.
L’été dernier, le jeune Xavier et sa maman se sont rendus à la Clinique hyperbare Magali, à Longueuil, le premier établissement privé à offrir des services d’oxygénothérapie hyperbare au Québec. L'oxygénothérapie hyperbare se définit par l'inhalation d'oxygène à 100 % chez un sujet placé dans un caisson (chambre hyperbare) dont la pression peut être augmentée à un niveau plus élevé que la pression atmosphérique. Ces traitements ne sont pas remboursés par la Régie de l’assurance-maladie du Québec.
Encore une fois, la générosité de la population a pu permettre cette visite d’une durée d’un mois, puisque les coûts totaux des traitements se sont élevés à 5000$. «Au début, je m’attendais à ce que seulement 50$ soit amassé», de dire Luc Cayer, qui avoue être très reconnaissant envers les gens qui ont donné, sans compter la mère de Chantal, qui avait décidé de se poster à la sortie d’un magasin Wal-Mart pour récolter des dons en vue d’aider ses deux petits-enfants.
Il semble que cette expérience ait été plus que bénéfique puisque dans les jours qui ont suivi, Xavier pouvait s’asseoir avec moins de difficulté qu’auparavant et était en mesure de se mettre à quatre pattes. Dans le futur, le couple Cayer-Malette envisage possiblement de faire aménager une chambre hyperbare dans leur demeure, même si la facture peut s’élever entre 15 000 et 20 000$ pour un tel projet.
Malgré tout, Chantal Malette et Luc Cayer gardent le sourire aux lèvres et avouent être très heureux. «On apprend beaucoup avec eux et ils sont super bien entourés à la garderie», dit leur mère, qui souligne au passage qu’elle n’oubliera jamais le sentiment qui l’a traversé lorsqu’on lui a appris qu’elle était enceinte de non pas un, mais deux beaux poupons. «Dans un sens, je suis contente que tout ça nous arrive à nous, car Hugo et Xavier vivent dans une bonne famille et la seule chose qu’ils ont de besoin, c’est de l’amour», termine-t-elle, le sourire aux lèvres. Les deux ne se gênent pas pour dire qu’ils ont pu compter depuis les tout débuts sur un excellent support de leurs familles respectives et des équipes médicales.
Quant à savoir s’ils désirent avoir d’autres enfants, Luc Cayer et Chantal Malette estiment qu’ils vivent toujours avec une certaine crainte, mais que l’envie est belle et bien là, tout dépendant des jours.
Pour en savoir plus sur l’histoire de Hugo et Xavier Cayer:
www.hugoetxavier.com ou chantalmalette@videotron.ca