Un album tissé de paix et de communication pour Manon Charlebois
Lancement de son deuxième disque «Langage rose» le 7 février au CNA
Bien des événements ont bouleversé la vie de l'auteure-compositeure-interprète Manon Charlebois, si bien que sept années se sont écoulées entre le premier album Au bout du monde et Langage rose, qu'elle lancera le 7 février à la Quatrième salle du CNA.
«Il y a bien sûr une question de coût, parce que produire un album coûte cher. Mais il y a aussi des situations dans la vie qui font que tu repousses le projet. Moi, il y a eu le décès de mon père…» La perte de cet être qu'elle aimait profondément lui a enlevé tout désir de chanter. «J'avais trop d'émotions en moi, je n'étais plus capable de chanter», raconte l'artiste originaire de Rouyn-Noranda, mais qui demeure maintenant à Gatineau. C'est en faisant quelques figurations au cinéma que Manon Charlebois a renoué avec sa fibre artistique.
Jusqu'à la création de son deuxième album, qui comprend surtout des textes qui portent la signature de Manon Charlebois. «Mais j'ai eu aussi de précieux collaborateurs. Bien sûr, il y a François Dubé (son partenaire de vie) mais aussi un texte de Roger Tabra sur une musique de Marc Gabriel, Brian St-Pierre, Luc Grand'maison avec un texte en anglais et il y a aussi deux français, Philippe Charrier et Jean-Baptiste Mersiol, qui m'ont envoyé une superbe chanson sur laquelle j'ai vraiment accroché parce qu'elle est vraiment imagée. Peut-être la plus imagée que je connaisse, c'est comme un petit film devant notre tête, mais quand je l'ai appelé j'ai appris que celui qui l'a écrite est aveugle.» Et la pièce a pris une telle importance qu'elle a donné le titre à l'album, Langage rose<@$p>. «Langage pour communication et rose, c'est l'équilibre entre le rouge et le blanc, la guerre et la paix…»
Artiste sensible à ce qui l'entoure, Manon Charlebois s'est instinctivement laissée porter par deux grands thèmes à travers les titres qui composent Langage rose<@$p>, soit la paix et la communication. Des thèmes qu'elle estime universels et qui lui permettent de toucher les gens, de jouer avec les émotions, bref de vivre intensément chacune de ses chansons. De ces grands sujets est apparue l'image de la robe de la paix du couturier Richard Robinson…
«Une robe qui n'avait été portée qu'une seule fois par un mannequin et là, par moi!», s'exclame Manon, alors que la robe est maintenant sagement sauvegardée dans un musée. «Je n'avais pas vraiment de concept pour l'album, mais quand je me suis mise à regarder l'ensemble des pièces de l'album, je me suis rendue compte qu'il y avait un lien entre elles, soit la paix et la communication. Et tout de suite, ç’a cliqué: la robe de la paix! J'ai appelé Richard Robinson en me disant qu'il allait sûrement refuser de me prêter la robe pour la photo de ma pochette d'album. Mais, il a dit oui!»
La séance d'enregistrement de l'album ayant été décalée pour diverses raisons, Manon Charlebois a dû faire les photos de l'album en premier. Une exception qui lui a permis de se mettre vraiment en contexte. «Quand j'ai enfilé cette robe, j'avais l'impression de porter la terre entière sur moi. La robe, c'est vraiment ça! Les drapeaux collés les uns près des autres… le dialogue… pour moi, c'est la seule façon de faire, la communication pour arriver à la paix. Imaginez, quand Richard a conçu la robe, il a téléphoné à toutes les ambassades pour les petits drapeaux qui composent la robe et il n'y a que deux pays au monde qui ont refusé…»
Dans l'ensemble, Manon Charlebois estime qu'elle présente un projet à point, plus sérieux peut-être que le premier. «La grande différence, c'est que le premier album, lorsque je l'ai sorti, je me sentais déjà ailleurs, alors que celui-là, je suis en plein dedans!»
Outre la promotion de l'album et les spectacles qui viendront se joindre sous peu à Langage rose, Manon Charlebois, toujours aussi créative, prépare un projet qui viendrait permettre aux jeunes artistes d'apprivoiser la préparation d'un album. «C'est une idée que j'ai eue dernièrement et que je suis à développer. Je voudrais produire un album avec quelques jeunes artistes de la relève, mais ce serait eux qui feraient tout. Moi, je serais leur guide, mais ils devraient composer leurs pièces, trouver les musiciens, trouver le financement, magasiner le studio d'enregistrement, préparer la promotion… »
Le lancement public de l'album «Langage rose» de Manon Charlebois aura lieu le 7 février à 19h, à la Quatrième salle du Centre national des arts (53, rue Elgin à Ottawa). Réservez votre place par courriel à l'adresse prod@manoncharlebois.com ou en composant le 819 243-8461, poste 2. Les 40 premiers invités recevront une surprise.