Un des Guides Ulysse.
Des voyageurs mieux renseignés dans un marché qui évolue rapidement
Aucun doute pour M. Poulin que les Québécois voyagent de plus en plus alors que quelque 500 000 sièges sont mis en disponibilité pour les voyageurs en haute saison comparativement à 400 000 il y a deux ans.
«Et il pourrait y en avoir facilement 600 000 à 700 000 de disponibles et je suis confiant qu'on les vendrait. Il y a toujours de nouveaux transporteurs qui s'ajoutent et qui se vendent bien, puis comme il y a de la disponibilité, les prix baissent et la concurrence est féroce dans ce domaine», explique André Poulin. À l'avantage des portefeuilles des futurs touristes…
André Poulin convient que le développement d'Internet dans le domaine du voyage a permis aux acheteurs de se renseigner davantage avant de choisir une destination. «Les gens arrivent mieux renseignés. Ils ont visité des forums où l'on fait l'évaluation des hôtels, ils ont visionné des vidéos et des photos de l'hôtel avant de choisir. Et pour le marché des voyages dans le Sud, Internet est une bonne façon de magasiner et d'acheter. Par contre, pour une croisière, je suggère plutôt aux gens de se déplacer, de prendre rendez-vous dans une agence, du moins de parler avec quelqu'un, pour régler tous les détails.»
Si Internet a modifié les habitudes d'achat des voyageurs, il a aussi modifié le métier d'agent de voyages, forçant ces entreprises à se tourner vers les technologies et à demander à ses employés d'être davantage formés. «On ne peut plus avoir une conseillère qui dit n'importe quoi juste pour vendre. Les gens connaissent généralement la destination qu'ils ont le goût de visiter, alors nos conseillers doivent savoir eux aussi de quoi ils parlent. Le milieu du voyage évolue rapidement et ceux qui ne suivent pas l'évolution ne restent pas longtemps en affaires», affirme M. Poulin qui était un homme d'affaires avant de se lancer dans le tourisme.
Si les couples et les familles sont les principaux voyageurs, une nouvelle clientèle prend de plus en plus d'ampleur, soit les 18-20 ans. «Eux aussi, ils volent vers les destinations soleil, mais contrairement aux couples plus âgés qui recherchent une formule tout inclus avec pas plus de quatre heures de vol et un hôtel quatre étoiles, les plus jeunes n'ont pas besoin du luxe des quatre étoiles, mais veulent savoir s'il y a une discothèque et un bar ouvert 24 heures sur 24.»
Mais une constante demeure, peu importe l'âge: les Québécois regardent avant tout le prix. «Pour cinq dollars de différence, les gens changent d'endroit. Par contre, quand ils sont allés à un endroit qu'ils aiment, qu'ils ont eu du bon service, ils vont y retourner même si c'est plus cher. Donc, le prix en premier, par la suite, la qualité du service», affirme le directeur du marketing.