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Accompagner la vie… dans la mort

Jessy Laflamme par Jessy Laflamme
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Article mis en ligne le 2 février 2008 à 9:00
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Accompagner la vie… dans la mort
L’écrivaine Judith Larin. (Photo : Jessy Laflamme)¬
Accompagner la vie… dans la mort
La mort est loin d’être un sujet tabou pour l’écrivaine Judith Larin de Montpellier. Celle-ci en traite directement dans ses trois livres.
Psychothérapeute de métier, Mme Larin s’intéresse aux soins palliatifs. Elle a travaillé au CLSC de Châteauguay qui a été le premier à offrir ces services. En 1989, Mme Larin a démissionné de cet emploi pour mettre sur pied le centre Terre d’Éméraude qui accompagnait les mourants en jumelant les méthodes traditionnelles et technologiques.

Faute de financement, ce centre a dû fermer ses portes en 2000.

C’est alors que Mme Larin s’est lancée dans l’écriture. Après tout, elle comptait alors presque trente ans d’expérience dans le domaine des soins palliatifs. Elle avait aussi eu la chance de correspondre avec Élisabeth Kübler-Ross, la pionnière de ce domaine.

«J’ai décidé de raconter l’histoire du centre Terre d’Éméraude à l’aide de récits des gens que nous avons accompagnés», indique-t-elle. Chaque chapitre relate donc l’histoire d’une personne et quelques pages sont dédiées aux intervenants dans son premier livre Les Soins palliatifs - Et si la mort révélait la Vie… publié en 2001 par la maison d’édition Stanké.

Son deuxième livre Promets-moi de le dire¬ raconte l’histoire d’Hélène, une femme atteinte du cancer que Mme Larin a accompagné pendant six mois, jusqu’à son dernier souffle.

«Je démystifie les étapes et les sentiments qu’une personne parcourt du moment où elle apprend la terrible nouvelle et où elle vit son cancer jusqu’au bout», explique l’auteure.

Finalement, son troisième ouvrage Accompagner la vie relate l’histoire d’un couple qui a vécu un drame conjugal, mais qui reste tout de même uni pour leur enfant de sept ans. Cependant, au moment où le mari apprend qu’il a le cancer du pancréas, une panoplie d’émotions prend le dessus. La colère et la consternation sont évidemment au premier plan, mais la culpabilité et la responsabilité sont tout de même présentes ainsi que l’amour qui est plus fort que le drame et la maladie. Mme Larin a accompagné cette famille à travers tous les sentiments que chaque jour amène. Dans ce livre, elle partage ses commentaires notamment au niveau de l’aide gouvernementale. Elle se questionne également par rapport à son rôle d’intervenante. Étant auparavant une pure étrangère à cette famille, Mme Larin y est devenue en peu de temps, presque un membre à part entière. Elle a eu la chance d’assister à toutes les étapes de la maladie et elle a eu la chance de partager les sentiments de ce couple et de cet enfant de sept ans qui, malgré son jeune âge, fait preuve de beaucoup de maturité.

«Les cœurs sensibles doivent s’abstenir, car je ne censure pas mes écrits, je relate les récits tels qu’ils ont été vécus», mentionne Mme Larin.

Cette écrivaine s’est installée au lac Schryer en 2007.

«Mon père, Joseph Armand Larin, possédait un chalet à Montpellier. Lorsque mon mari et moi avons décidé qu’on en avait assez de la ville, le choix s’est tout de suite arrêté ici», raconte-t-elle.

Par hasard, le père de Mme Larin était entrepreneur de pompes funèbres. «La partie concrète de la mort, je la connais bien. Enfant, je jouais à la cachette dans les tombes», se souvient-elle.

L’écrivaine de Montpellier a participé au Salon des métiers d’art de Ripon en novembre dernier. Elle sera aussi présente au Salon du livre de l’Outaouais qui se tiendra du 28 février au 2 mars à Gatineau.

Se consacrant dorénavant à l’écriture, Mme Larin termine présentement son premier roman. «Je me paie la traite puisque j’y traite de l’environnement et de la philosophie», déclare-t-elle. L’auteure travaille sur cet écrit depuis quatre ans. Elle le présentera bientôt à son éditeur, ce qui signifie que sa publication n’est pas encore garantie. Elle rédige aussi un autre livre sur le deuil.

Mme Larin écrit tous ses livres à la main avec une plume. «Ça me permet de me laisser aller davantage», précise-t-elle.
Il est possible de se procurer les livres de Mme Larin auprès d’elle directement en composant le 819 428-3833. Ils sont également disponibles dans toutes les bonnes librairies.

(Photo : Jessy Laflamme)¬

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