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Des recherches feuillues à Ripon

Jessy Laflamme par Jessy Laflamme
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Article mis en ligne le 11 février 2008 à 11:11
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Des recherches feuillues à Ripon
En l’an 2000, l’IQAFF a acheté le presbytère de Ripon pour y loger ses bureaux.
Des recherches feuillues à Ripon
L’institut québécois d’Aménagement de la Forêt Feuillue (IQAFF) travaille principalement à promouvoir et à développer la forêt feuillue toujours en priorisant le développement durable.
Pour ce faire, elle compte sur une dizaine d’employés et sur un budget se situant entre 800 000 et 1 million $ par année.

«Malgré ce chiffre élevé, notre marge de manœuvre s’établit à 10 000 $ par année, il faut donc faire un suivi serré du budget», indique le président du conseil d’administration, Normand Vachon.

Cet organisme privé de Ripon sans but lucratif est le seul organisme canadien de recherche forestière appliquée, de développement et de transfert technologique entièrement dédié au développement soutenable de la forêt feuillue.

Bien que les bureaux de l’IQAFF se trouvent à Ripon dans l’ancien presbytère, les travaux s’étendent en Alberta, en Ontario, à Terre-Neuve et au Labrador, bref, partout au Canada.

Cet institut a été fondé en 1989 par un regroupement d’organismes et d’industriels afin de répondre aux besoins de recherche que pose l’aménagement de la forêt feuillue et de pins. Depuis lors, l’IQAFF maintient un membership représentatif du milieu.

Depuis 2002, une entente de partenariat Recherche/Formation a été élaborée avec l’UQO.

L’IQAFF a aussi produit près de 90 publications. Les chercheurs se distinguent principalement dans trois créneaux stratégiques soit l’écologie, la sylviculture et l’aménagement.

Plus concrètement, l’IQAFF analyse présentement les changements climatiques. «On essaie de prédire comment évoluera la forêt dans les prochaines années dans ces conditions afin d’essayer d’amoindrir les conséquences», indique l’un des employés de l’IQAFF, Stephen Yamasaki.

Grâce à une subvention du Fonds canadien d’Innovation de 600 000 $, les chercheurs ont rénové le presbytère et ont pu s’acheter du matériel à la fine pointe de la technologie.

Grâce à cet équipement, il est possible, entre autres, de connaître la santé des arbres d’un secteur ou d’une sorte d’arbre.

Une salle de l’IQAFF est réservée à l’analyse des arbres. Seulement à l’aide d’un petit bout de bois (galettes ou carottes), les chercheurs sont en mesure de connaître l’histoire de l’arbre.

Grâce à leurs analyses, l’IQAFF a réalisé que les érables croissent présentement trois fois moins qu’en 1975.

Maintenant que cette donnée est connue, les chercheurs essaieront de trouver les raisons de ce phénomène. Auparavant, lors d’un feu de forêt, les érables repoussaient en force. Comme par hasard, l’IQAFF a tenté une coupe à blanc et les érables ont repoussé. Il est donc justifié de se demander si la protection accrue de nos forêts nuit à la croissance des érables. Ou bien est-ce seulement une conséquence des changements climatiques ou des pluies acides ? L’équipe de l’IQAFF travaille présentement à répondre à ces questions.

Pour obtenir des informations supplémentaires concernant les autres sujets d’études, il est possible de consulter le site www.iqaff.qc.ca.

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