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Parce que la sensibilisation peut apporter un vent de changement…

Daniel LeBlanc par Daniel LeBlanc
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Article mis en ligne le 8 février 2008 à 14:01
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Parce que la sensibilisation peut apporter un vent de changement…
Le président de l’Alliance des regroupements d’usagers du transport adapté du Québec (ARUTAQ), Pierre Cajolais. (Photo: Daniel LeBlanc)
Parce que la sensibilisation peut apporter un vent de changement…
Une vingtaine de personnes ont répondu à l’appel de l’Association des personnes handicapées visuelles de l’Outaouais (APHVO), jeudi, alors que le président de l’Alliance des regroupements d’usagers du transport adapté du Québec (ARUTAQ), Pierre Cajolais, est venu parler des nombreux obstacles que peuvent rencontrer les personnes handicapées.
C’est dans le cadre de la 62e semaine de la «Canne Blanche» que cette conférence a été organisée, en plus d’avoir pour objectif de briser les tabous concernant les handicapés. Rappelons que la canne blanche, une aide technique proposée aux personnes déficientes non-voyantes, a été officiellement reconnue au Canada en 1956. Il faut dire que beaucoup de gens associent les non-voyants aux chiens-guides, qui peuvent coûter jusqu’à 35 000$ chacun.

En entrevue avec La Revue, le président de l’ARUTAQ a insisté sur le fait qu’il ne faut pas se gêner pour venir en aide aux gens, aveugles ou pas, qui semblent éprouver des difficultés, par exemple dans la rue. «Un peu plus de civisme que d’ordinaire ne ferait pas de tort», lance M. Cajolais, qui dit avoir toujours été contre les virages à droite aux feux rouges. «Dans notre société, le piéton n’a aucune importance», dit-il, faisant référence au slogan bien connu d’une publicité automobile «Tasse-toi mononcle», qui, dans la réalité, devrait être «Tasse-toi piéton». M. Cajolais, lui-même devenu non-voyant à l’âge de 38 ans après avoir consommé une boisson alcoolisée frelatée (ce qui a eu pour conséquence de brûler ses nerfs optiques, ne comprend pas non plus pourquoi bien des personnes handicapées ne sont pas rémunérées pour leur travail au Québec.

«Il ne faut pas lâcher la sensibilisation», soutient-il, admettant que la situation s’est grandement améliorée depuis qu’il a été nommé à la tête de l’ARUTAQ, il y a dix ans. D’ailleurs, l’organisme compte 22 bureaux à travers la province, mais aucun en Outaouais, ce que voudrait bien changer M. Cajolais. Celui-ci déplore aussi l’absence de taxis adaptés dans une grande ville comme Gatineau. «Ça n’a pas de bon sens. Il faut mettre ça sur pied et en plus, c’est rentable, il y a de l’argent à faire avec ça», affirme celui qui estime que la proportion doit être d’un taxi adapté par 60 taxis réguliers.

L’ARUTAQ effectuera une tournée des villes québécoises au cours des semaines à venir.

Quant à l’APHVO, fondée en 1984, elle travaille de concert avec le Regroupement des aveugles et amblyopes du Québec, qui regroupe des organismes régionaux de personnes vivant avec un handicap visuel. L’organisme, qui organise diverses activités sociales telles des cafés rencontre, offre un service d’accompagnement et de transport en collaboration avec les centres d’action bénévole de la région, un service de lecture à domicile ainsi qu’un service d’accueil. Quelques-uns des dossiers importants qui préoccupent l’APHVO sont la participation à l’amélioration du transport adapté et régulier, la sensibilisation des municipalités quant aux intersections dangereuses et la promotion d’une meilleure accessibilité des édifices publics et des centres commerciaux.
Pour d’autres informations: www.aphvo.qc.ca

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