Ensemble pour une stratégie langagière forte!
Le gouvernement du Québec, le comité régional ACCORD (projet d'action concertée de coopération régionale de développement) et le Comité de créneau Industrie de la langue, ont signé lundi après-midi une entente qui donnera davantage d'outils à la région pour devenir un pilier mondial en technologies langagières.
«Dans l'Outaouais, nous sommes ambitieux et c'est pourquoi d'ici 2020, notre région aspire à être reconnue mondialement comme chef de fil dans ce domaine. Pour y arriver, elle compte sur 80 entreprises de pointe qui offrent des services langagiers multilingues hautement compétitifs et de qualité supérieure», a lancé le ministre Benoît Pelletier. Ces entreprises œuvres dans les domaines de la formation, de la recherche et de l'enseignement (UQO, Cégep).
Le président du Comité de créneau et vice-président exécutif de Multicorpora, Daniel Gervais, est justement un de ces précurseurs. Il a bossé durant trois au sein du Comité, qui a opéré une large consultation auprès de partenaires privés et publics, et dont les efforts ont été reconnus par le gouvernement du Québec.
Le ministre du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation et du Tourisme, Raymond Bachand, était donc fier d'annoncer qu'une tranche de 2 millions $ pour les technologies langagières a été accordée à l'Outaouais par le biais du projet ACCORD, qui dispose en tout d'une somme de 4 millions $. Le reste du montant pourrait servir, par exemple, à redorer le blason de l'industrie forestière…
«Les technologies langagières ont une croissance de 15 à 20% par année, il y a une grande croissance mondiale pour ça», a rappelé le ministre Bachand. Il a affirmé que l'Outaouais a une place de choix sur l'échiquier national dans ce domaine et que le travail concerté réalisé depuis 2005 ne peut aller qu'en s'améliorant, entre autres grâce à cette subvention développeuse de projets, qui pourrait se comparer à un budget de démarrage à capital de risque pour une entreprise. Daniel Gervais a en effet précisé que le temps était maintenant à l'action après trois ans de consultation…
«Tous les joueurs existants du domaine, que ce soit le Bureau de la traduction, le Centre de recherche en technologies langagières, les institutions d'enseignement, les partenaires régionaux ainsi que les entreprises novatrices de la région, sont appelés à s'engager, de dire M. Gervais. Concrètement, quelle est la signification d'une telle entente pour une entreprise de la région? Donner l'habileté de soumettre des projets novateurs. Ces projets concrets, qui bénéficieront du financement du gouvernement du Québec par le programme ACCORD, nous permettront d'atteindre des niveaux de compétitivité plus élevés et de pénétrer des marchés internationaux plus rapidement.»
«La région de l'Outaouais, vous êtes exceptionnellement bien placé pour tirer profit de ça, parce que vous êtes dans la région de la capitale canadienne, avec Gatineau. Et au Québec, avec 7 millions d'habitants dans une province quatre fois grande comme la France, il est important de se spécialiser et de trouver des 'grappes industrielles', à une autre époque, des 'pôles de compétitivité'. Et en mettant ensemble les efforts des entreprises, des institutions d'enseignement, des centres de recherche et l'aide de l'État, on réussit à créer une masse critique qui peut être compétitive à l'échelle mondiale», a mentionné Raymond Bachand.