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Un projet «pile» unique en son genre à la polyvalente Le Carrefour

Daniel LeBlanc par Daniel LeBlanc
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Article mis en ligne le 16 février 2008 à 12:22
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L'élève de secondaire 5 qui a pris en charge ce projet unique, Alexi Charland, vous explique le principe en 30 secondes!
Un projet «pile» unique en son genre à la polyvalente Le Carrefour
Depuis quelques jours, les quelque 2100 élèves de la polyvalente Le Carrefour peuvent poser un geste qui peut sembler banal à première vue mais qui, en fait, est très bénéfique pour l’environnement. À une quinzaine d'endroits dans l'école, il sera possible pour les jeunes autant que les enseignants de déposer ses vieilles piles dans le but de les recycler.
Il y a longtemps que cette idée «environnementale» était laissée sur les tablettes au Carrefour. Un ex-enseignant de l'établissement, Yann Jodoin, a tenté de démarrer le projet, il y a deux ans, mais sans succès. Le même scénario s'est répété en 2006-2007. Sauf que cette année, l'enseignant Éric Noël-de-Tilly, avec ses élèves du cours de leadership, a décidé de plonger et de réessayer. L'enseignant Ghyslain Desrochers a aussi beaucoup collaboré au projet. Résultat: un élève de secondaire 5, Alexi Charland, a été choisi un peu par hasard pour prendre en main le projet, et le tout est maintenant devenu réalité.

Après avoir effectué des appels infructueux aux entreprises Duracell et Energizer, Alexi a décidé de se tourner vers les magasins, et c'est la succursale de Gatineau de la chaîne Best Buy qui amassera les piles usagées. Par la suite, celles-ci seront recyclées. «Ils ont été très coopératifs et ont tout de suite embarqué dans le projet», ajoute Alexi Charland, en parlant des représentants du magasin.

«C'est un beau geste à faire et ça peut aider un peu la planète», commente Alexi, bien heureux de constater que la plupart des dépôts à piles sont déjà remplis au quart, une semaine seulement après leur installation dans l'école. «J'espère que ça va fonctionner et que les élèves seront sensibilisés», dit-il.

Pourquoi les piles? «C'est un peu bizarre qu'on ne pense pas à cela car c'est très nocif pour l'environnement. C'est acide», de dire Alexi, qui prévoit aller étudier en sciences humaines au Cégep de l'Outaouais à la suite de ses études secondaires. Le droit et l'histoire sont deux domaines qui l'intéressent beaucoup pour le moment.

Au fait, a-t-il peur que le projet ne survive pas à son départ vers le niveau collégial, en juin? «Non, je sais que ça va se poursuivre», affirme-t-il, avouant qu'il aimerait bien que d'autres écoles secondaires ou primaires suivent l'exemple du Carrefour. L'élève soutient aussi qu'il ne pourrait passer sous silence l'aide qui a aussi été apportée par l'enseignant Tommy Bilodeau. De son côté, Éric Noël-de-Tilly pense que le projet pourrait prendre beaucoup d'ampleur, mais que cela impliquerait par contre une plus grande gestion.

Dans un tout autre ordre d'idées, la polyvalente Le Carrefour organise la Semaine du développement international, du 25 au 27 février, à laquelle certains organismes tels UNICEF prendront part. Le tout sera à surveiller dans La Revue.

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