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Des actions individuelles autant que collectives, pour une meilleure santé!

Daniel LeBlanc par Daniel LeBlanc
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Article mis en ligne le 17 février 2008 à 10:00
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Des actions individuelles autant que collectives, pour une meilleure santé!
Environ 200 personnes ont pris part au Forum sur la santé en Outaouais, samedi, afin de diagnostiquer les maux de la région… et de les analyser plus en profondeur! (Photo: Daniel LeBlanc)
Des actions individuelles autant que collectives, pour une meilleure santé!
Que ce soit de simples citoyens, des gens du milieu des affaires ou des professionnels de la santé, ils étaient près de 200 ce samedi dans la grande cafétéria de l’école secondaire du Versant, dans le cadre du tout premier Forum sur la santé en Outaouais. L’objectif? Que tous et chacun puisse s’exprimer et échanger sur la santé, pour tenter de trouver des solutions constructives.
Selon ce qui a été présenté par la directrice de la santé publique de l’Outaouais, Dre Lucie Lemieux, qu’ils soient individuels ou collectifs, plusieurs facteurs sont déterminants pour la santé des gens, de l’environnement physique ou social aux habitudes de vie, en passant par l’accès aux aliments sains ou la solidarité d’une communauté. L’écart observé entre les plus riches et les plus pauvres est aussi un aspect important d’une bonne santé, ce qui fait que l’accessibilité et la qualité des soins sont loin d’être les seuls facteurs à blâmer dans une société.

«On a entre autres appris à connaître plusieurs initiatives de citoyens, faisant de la région une leader en innovation au Québec. Lors du forum, les citoyens se sont montrés disponibles et engagés pour des solutions», a dit l’un des conférenciers, le directeur général de la Coopérative de développement régional Outaouais-Laurentides, Patrick Duguay, à l’issue de l’événement. Lui-même a souligné au passage l’exemple de la Coopérative de santé d’Aylmer, la première à être située en milieu urbain. «Ce n’est pas rien, il ne faut pas l’oublier. La santé, ce n’est pas simplement limité aux urgences. Les gens ont tout à fait le droit de se plaindre, mais ça c’est la responsabilité de l’État», dit-il.

«La santé s’améliore constamment, mais la région n’est pas au même niveau que le reste du Québec en ce qui concerne les maladies cardiovasculaires et le cancer du poumon, par exemple», de dire Dre Lucie Lemieux, qui tient à préciser qu’il y a une nette distinction à faire entre la santé en elle-même et le système de santé. En Outaouais, les chiffres parlent d’eux-mêmes, alors que pour chaque tranche de 100 000 habitants, deux des principales causes de décès sont les maladies cardio-vasculaires (240) et les maladies respiratoires (67). Dans le reste de la province, les taux sont de 10 à 20% moins élevés. Les statistiques démontrent également que l’espérance de vie est inférieure en Outaouais (78,3 ans contre 79,5 dans le reste du Québec).

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