L’ACPTA s’inquiète de la baisse du cheptel de chevreuils dans la région.
La situation du chevreuil inquiète les chasseurs
L’Association des chasseurs, pêcheurs, trappeurs et archers de la Petite-Nation (ACPTA) a déposé une résolution lors du congrès régional de la Fédération québécoise de la Faune (FQF) qui se déroulait le 23 février à Thurso.
Les membres de l’ACPTA sont préoccupés par la baisse du cheptel. En 2005-2006, le nombre de cerfs est passé de 90 000 à 50 000 environ dans la Petite-Nation. «On veut aussi contrer les dires des biologistes qui affirment sans cesse que la situation est sous contrôle», a indiqué le président de l’ACPTA, Serge Pilon.
L’Association demande que les détenteurs de permis de cerfs sans bois ne soient autorisé à n’abattre qu’un cerf sans bois et que l’abattage de veaux soit interdit.
De plus, elle désire que l’abattage de cerfs avec bois ne soit autorisé que pour les mâles avec plus de deux pointes.
Selon l’ACPTA, le territoire de la réserve Papineau-Labelle est surexploité par l’augmentation de territoires, par les permis pour cerfs sans bois donnés à chaque groupe et par l’instauration de la chasse de groupe et que ce territoire affecte directement la zone 10 Est.
«Les résultats de chasse démontrent que la densité du cerf est beaucoup moins grande dans la zone 10 Est que dans la 10 Ouest, cette situation est alarmante», a affirmé M. Pilon. Il ajoute également que la loi doit être la même pour tout le monde. À cet effet, l’ACPTA a également demandé au FQF que la chasse de groupe soit accordée à tous les détenteurs de permis compte tenu que le ministère l’accorde déjà comme privilège à certaines classes de chasseurs mais que deux coupons soient nécessaires pour enregistrer un cerf.
Le maire de Duhamel, Richard Chartrand, s’inquiète lui aussi de cette situation. Il a demandé aux biologistes de rencontrer la municipalité pour leur expliquer les solutions possibles.
De son côté, l’ACPTA espère que ses demandes soient transmises au congrès national de la Fédération Québécoise de la Chasse.
«Dans les dernières années, un groupe de huit chasseurs abattaient environ 3 ou 4 chevreuils, a mentionné M. Pilon. Cette année, on a eu de la difficulté à en voir un.»