Annonces classées | Enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne
Transcontinental
Info07
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Une femme au volant d'une déneigeuse!

Marie Pier Lécuyer par Marie Pier Lécuyer
Voir tous les articles de Marie Pier Lécuyer
Article mis en ligne le 23 février 2008 à 9:00
Soyez le premier à commenter cet article
Une femme au volant d'une déneigeuse!
Mélanie St-Amour a dû travailler fort pour faire sa place dans un monde d'hommes.
Une femme au volant d'une déneigeuse!
Mélanie St-Amour a toujours eu un rêve et à force persévérance, elle a réussi à l'atteindre. Aujourd'hui opératrice d'une déneigeuse, elle a auparavant conduit de gros camions, mais son parcours ne ce sera pas fait sans heurts.
Dès son jeune âge, Mélanie St-Amour, résidente de Notre-Dame-de-la-Salette, rêvait de conduire de gros camions. À deux ans et demi, elle se fait poser devant le camion de son père. «J'ai toujours trouvé ça beau. J'ai toujours voulu faire ça», raconte-t-elle.

La mère d'une petite fille a suivi un cours à l'âge de 19 ans, au centre de formation des transports routiers à St-Jérome et a commencé à travaillé pour Jacquelin Côté (pour qui elle travaille en ce moment), à l'âge de 20 ans.

Un de ses rêves était de conduire des camions en Californie, ce qu'elle a réussi à faire pendant un an. Depuis quatre ans, elle est au volant d'une déneigeuse lorsqu'arrive la première bordée de neige et c'est un peu par hasard si elle s'est retrouvée à conduire ce camion indispensable en hiver. «En hiver 2003, il manquait un gars pour la déneigeuse. J'ai dit à mon patron de m'essayer et que si ça ne marchait pas, il n'avait qu'à prendre quelqu'un d'autre. Finalement, ç'a très bien fonctionné», raconte-t-elle.

Exerçant un métier considéré par plusieurs comme réservé aux hommes, elle a dû faire face à certains préjugés. «Les trois premières années n'ont pas été faciles. Il y a en a toujours qui ne sont pas heureux de voir une femme faire un métier non-traditionnel. À force de me dire que j'étais capable, j'ai réussi et je suis très contente. Les gars avec qui je travaille sont d'ailleurs très gentils», mentionne-t-elle. Elle avoue avoir pris de la confiance avec le temps et s'est maintenant très bien intégrée au groupe.

Alors qu'elle croyait que l'hiver serait plutôt calme cette année, Mélanie St-Amour soutient que c'est celui le plus occupé. «L'hiver qu'on connaît est assez exceptionnel. Il neige souvent, presque à tous les jours», ajoute-t-elle.

Dans le mois de janvier, elle a dû travailler presque tous les jours, puisque même s'il n'y a pas de neige, ils doivent mettre du sel, du sable ou bien nettoyer l'accotement. Celle qui conduit la déneigeuse sur la route 309, du carrefour giratoire à Buckingham jusqu'à Notre-Dame-de-la-Salette, avoue avoir du mal à planifier des activités en hiver. «On ne peut rien planifier, même les journées où il annonce du soleil et pas de neige», explique Mélanie St-Amour. Pourtant, ce n'est pas cela qui l'empêche d'apprécier son travail.

Par ailleurs, elle avoue avoir souvent à concilier avec des conducteurs impatients. «On ne peut pas aller plus vite, surtout quand on étend le sel. Nous n'avons pas le choix. Il n'est pas rare que des voitures me dépassent et que quelques kilomètres plus loin, elles se retrouvent dans le fossé», souligne-t-elle.

La question du net

  • Prévoyez-vous visiter Québec dans le cadre de son 400e?
  • Oui
  • Non

Liens