Annonces classées | Enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne
Transcontinental
Info07
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

«Donnez-moi de l'énergie, je carbure à ça!» - Rachid Badouri

Patrick Voyer par Patrick Voyer
Voir tous les articles de Patrick Voyer
Article mis en ligne le 26 février 2008 à 10:19
Soyez le premier à commenter cet article
«Donnez-moi de l'énergie, je carbure à ça!» - Rachid Badouri
Rachid Badouri débarque enfin avec ses mimiques dans une salle Odyssée à pleine capacité.
«Donnez-moi de l'énergie, je carbure à ça!» - Rachid Badouri
La voilà enfin la petite tornade chauve dans son costume argenté! Rachid Badouri, après s'être égosillé au Cosmo et au CNA quand il faisait ses classes, vient présenter son premier one-man show Arrête ton cinéma devant une salle comble avide de supplémentaires...
Un engouement difficile à expliquer pour la petite boule d'énergie, mais ce qu'il a remarqué au fil des 82 représentations de son show (dont il aimerait donner 700-800 spectacles) est que les gens aiment son authenticité. Une formule pas trop dure à trouver quand on demeure naturel… «Ça prend pas grand-chose pour avoir cette réponse-là. Il ne faut pas changer celui que tu es. Alors si tu es rassembleur ou généreux, tu le demeures. Comme mon idole, Louis-José Houde; à la fin du show, je parle avec les gens, ils me posent des questions. J'ai copié ça sur lui et ça permet aux gens d'en savoir plus sur moi.»

Rachid a travaillé dur sur lui-même pour demeurer humble et accessible. Son gérant Steve Rasier ne lui a pas laissé le choix, lui qui déteste les têtes enflées. La «menace» fonctionne bien, parce que l'humoriste fait flèche de tout bois. «Par moments, je peux décrocher, une demi-heure s'il faut, quand je me sens bien. L'autre jour, j'étais à Saint-Jean-sur-le-Richelieu et j'ai craché de l'eau! Je suis comme ça: quand je me sens bien avec des amis, je lâche des flatulences!»

Et Rachid n'attend pas que le public lui ouvre ses bras… ou le nez. Car il sait que certaines personnes viennent le voir en marchant sur des œufs ou pour faire comme tout le monde! «Je ne leur laisse pas la chance d'avoir peur: dès que j'entre, j'attaque, comme au taekwondo! Je suis affamé! Alors après cinq minutes, soit tu restes ou si tu es mal à l'aise, tu t'en vas. Sauf qu'ils ne te rembourseront pas, alors…», ironise l'ancien agent de bord qui a fait deux fois le tour du monde.

Il fait bien des farces, mais il sait que les critiques sur son show sont dithyrambiques. Sauf qu'il préfère que les gens se fassent leur propre idée. «C'est comme quand Le Projet Blair est sorti: tout le monde me disait de l'acheter, alors je l'ai acheté. Mais je n'ai pas vraiment aimé ça…», admet le chouchou des journalistes dont les numéros peuvent être étrangement thérapeutiques pour le cœur, la rate et l'esprit…

«Vous allez connaître Rachid Badouri en profondeur et aussi ma famille, que vous aimerez rencontrer! Je parle de mes passions, de la danse et du cinéma» (son dernier sketch qui ne peut mieux aller que ça avec le titre du show…).

«J'y mets tout mon cœur et mon énergie. La scène est vide, il n'y a pas de palmiers qui descendent du plafond (!), mais vous allez avoir l'impression que vous êtes dans le sable. Attendez-vous à décrochez si vous me donnez assez d'énergie. Moi, je carbure à ça!», poursuit le comique de 31 ans au bout du fil.
Humour PQ
Rachid avoue que son objectif premier en foulant les planches des bars, et plus tard des salles, était de prouver aux Québécois que l'humour qu'ils apprécient depuis des lunes peut émaner de tripes qui ne sont pas nécessairement 100% québécoises. «Mon but était de les réveiller, de les sortir de leur coquille. Ce n'est pas vrai que c'est un métier juste pour les Québécois. Enfin, j'en suis un…»

Et ce qu'il voit depuis ses débuts le comble. «Y veulent savoir! Ils sont très caméléon les Québécois. Alors arrêtez de les pointer du doigt en leur disant 'T'es raciste!' Ils aiment se divertir, ils capotent, ce sont les plus respectueux.» Rachid n'en revient pas de constater que son personnage du gars du Lac-Saint-Jean ou de l'expression «digage» (ou lieu de «dégage»), qui vient de son père, soient aussi populaires.

Il remercie d'hors et déjà le public pour son ouverture d'esprit et son accueil. Il estime que les humoristes québécois sont choyés, contrairement aux comiques anglophones (dont son ami Sugar Sammy) ou américains, qui doivent accumuler les bars et les petites salles. «C'est la meilleure place pour débuter. Aux États-Unis et au Canada anglais, si tu t'appelles Jerry Seinfeld, tu risques de faire des grosses salles, mais la plupart du temps, t'es dans les bars. Moi, j'ai fait 20 bars et là, j'inaugure des salles! On s'entends-tu qu'on est au paradis humoristique ici!?»

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


La question du net

  • En général, êtes-vous satisfaits du travail de vos élus municipaux?
  • Oui
  • Non

Liens