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Andrea Bertrand-Gallagher quittera le Cégep et les Griffons cette année, mais elle est encore bien en forme!
Andréa Bertrand-Gallagher se prépare pour le basketball universitaire féminin
La saison régulière se termine le 9 mars pour la troupe des Griffons du Cégep de l’Outaouais en basketball AA féminin, et la capitaine de l’équipe, Andréa Bertrand-Gallagher, appréhende ce jour-là avec un mélange de bonheur et de tristesse. L’étudiante finissante en techniques policières prendra maintenant la direction de l’Université d’Ottawa et elle a décidé de continuer à vivre sa passion: le basketball.
Dès l’automne, la jeune femme de 22 ans se dirigera en gestion des affaires- option ressources humaines et se joindra à l’équipe de basketball universitaire, ce qu’elle n’aurait pas cru faire il y a quelques mois. «Je n’avais pas comme idée d’aller jouer à ce niveau-là au tout début, mais mon entraîneur (Vicky Tessier) m’a parlé de cette option», dit-elle, avant d’affirmer qu’il s’agit du rêve de tout athlète en basketball que de se rendre à ce niveau de compétition-là. La jeune femme rencontrée par La Revue tout juste avant de disputer un match contre les Astrelles de l’Abitibi soutient qu’elle entrevoit tout cela de très belle façon. «Je me dis que je n’ai rien à y perdre, mais tout à gagner», dit-elle.
Andréa ne cache pas que ce sera une épreuve relativement délicate que de devoir quitter l’équipe des Griffons ainsi que tout le Cégep de l’Outaouais. «Quand je jouais à Montréal, j’ai quitté par moi-même parce que je n’aimais pas l’école ni l’équipe. Ici, nous sommes 15 filles et on se sert toujours les coudes. L’équipe d’entraîneurs nous a toujours poussé à aller plus loin et a toujours cru en nous», commente-t-elle. «Toutes les filles ont envie d’être là à tous les matchs et à chacune des pratiques», déclare la jeune femme, rappelant qu’une équipe composée uniquement de filles peut parfois être synonyme de bisbille.
Avouant que ses qualités premières au sein de son jeu sont l’intensité et le leadership, la capitaine des Griffons ne cache pas qu’elle aimerait améliorer certains de ses lancers au filet. «Souvent, j’attaque et je fonce, alors que je pourrais seulement lancer le ballon plus près du filet», s’exprime-t-elle. S’intéressant au basketball depuis la fin de son école primaire, la jeune femme originaire de St-Hubert, sur la Rive-Sud de Montréal, n’a recommencé à jouer que l’an dernier, après avoir délaissé la compétition pendant quelque temps. Maintenant, c’est devenu un grand naturel pour elle que de pratiquer ce sport, au point où, en plus de son travail et des études, elle n’a pas le temps de faire autre chose.
Son entraîneur-chef, Vicky Tessier, n’hésite pas à faire l’éloge de sa joueuse. «C’est un leader et c’est grâce à elle qu’on a un tel esprit d’équipe, que ce soit sur ou à l’extérieur du terrain», dit-elle, ajoutant qu’Andréa ferait tout pour son équipe. «C’est un vrai plaisir de l’entraîner», conclut-elle.
L’équipe féminine de basketball AA des Griffons du Cégep de l’Outaouais occupe le troisième rang de la division 2 de la ligue, avec dix victoires et trois défaites. Le championnat régional se tiendra les 15 et 16 mars à St-Jean-sur-Richelieu, alors que le championnat provincial aura lieu à Victoriaville les 29 et 30 mars. Le Gala des Griffons, lui, se tiendra le 29 avril.