Un changement de zonage contesté à L'Ange-Gardien
Le Regroupement des résidents du chemin Lonsdale Ouest, à L'Ange-Gardien, a fait circuler une pétition récemment pour s'opposer à un changement de zonage qui pourrait avoir lieu à l'est de ce même chemin. Du côté de la municipalité, le directeur général, Alain Descarreaux soutient que tout se fera dans le respect de l'environnement et dans la légalité.
Le regroupement de citoyens s'oppose à ce que le changement de zonage s'effectue. Présentement, ce terrain est classifié résidentiel et permet la construction de maison sur une superficie de 3 acres. Le changement proposé permettrait la construction sur des terrains d'une acre seulement. Selon le groupe de citoyens, on ne sait pas ce qui va se produire par la suite. «Cela va première accroitre le nombre de constructions immobilières dans le secteur et augmenter le trafic», soutient le conseiller du quartier Lonsdale Ouest, Robert Deslauriers. Le terrain visé par le changement de zonage est d'une superficie de 150 acres.
Un citoyen du secteur Lonsdale Ouest, Yess Gacem, croit que cela nuira à la protection de l'environnement. «J'ai choisi de vivre à L'Ange-Gardien pour ces particularités qui vantent le mérite de la protection environnementale pour son développement à échelle humaine. Je dois avouer que cette intention me renverse, tant dans son contenu que dans la façon de le faire», mentionne-t-il dans une lettre.
Le regroupement de citoyens du secteur Lonsdale Ouest critique aussi le fait qu'ils ne seront pas consultés dans ce dossier, puisque ce ne sont que les résidents du secteur Lonsdale Est qui auront droit de s'opposer.
Suite à une rencontre publique qui aura lieu ce soir, les gens du secteur est du chemin pourront faire la demande écrite pour une signature de registre. S'il y a signature de registre, les personnes concernées (résidents du chemin Lonsdale Est), seront convoquées pour signer le registre, s'il s'oppose au projet. Un certain nombre de personnes devra signer le document et si ce nombre est atteint, un référendum aura lieu pour ces mêmes résidents. Sinon, le projet ira de l'avant.
«Les gens qui habitent Lonsdale Ouest sont exclus du vote. Mais on s'oppose au projet et on s'inquiète pour la faune et la flore sur ce terrain. On veut aussi sensibiliser la population à ce que pourrait causer ce projet», explique le conseiller Robert Deslauriers.
Du côté de la municipalité, on a voulu rétablir certains faits. Tout d'abord, le zonage est de trois acres, puisqu'il n'y avait pas de chemin d'accès suffisamment carrossable dans le secteur. Mais suite à la négociation de l'acquisition d'un parc dans ce secteur avec deux propriétaires, qui défrayeront les coûts reliés au développement des chemins du nouveau développement. «La raison pourquoi le zonage était de trois acres ne tient donc plus aujourd'hui», explique le directeur général de la municipalité, Alain Descarreaux.
Quant aux faits que les gens du secteur Lonsdale Ouest ne soient pas considérés comme habiles à voter, le directeur général explique que la maison la plus proche du projet est située à 1,6 kilomètre. «Les personnes habiles à voter sont ceux des zones visées ou contiguës », ajoute-t-il.
Quant à la circulation routière que les résidents du secteur Lonsdale Ouest craignent avoir, Alain Descarreaux soutient que ce ne sera pas le cas. «L'accès au projet se fera par Lonsdale Est», mentionne-t-il.
Par ailleurs, le projet ne comptera pas plus de 80 maisons, étant donné que le promoteur devra tenir compte de ruisseau, marais et des zones de protection. «C'est un projet qui au total peut prendre vingt ans à se terminer. Au plus, il y aura cinq nouvelles maisons par année», croit M. Descarreaux.
Les citoyens du secteur Lonsdale Ouest craignaient aussi qu'une héronnière soit détruite par le développement résidentiel, mais selon Alain Descarreaux, celle-ci est à 1,8 kilomètre du terrain de 150 acres. Quant à la coupe d'arbres, les résidents de L'Ange-Gardien ont l'obligation de garder 40% de leur terrain à l'état naturel.
Le regroupement de citoyens affirmait aussi que le comité consultatif d'urbanisme à refusé le projet à deux reprises, ce qui est faux selon Alain Descarreaux. «Il l'a étudié deux fois, mais n'a pas voulu se prononcer. C'est le conseil qui a pris la décision», ajoute-t-il.
S'il y a signature de registre, le tout devrait se faire d'ici la fin du mois de mars.