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Le nouveau cours d'éthique et culture religieuse fait jaser…

On demande qu'il soit optionnel et non obligatoire

Patrick Voyer par Patrick Voyer
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Article mis en ligne le 27 février 2008 à 12:00
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Le nouveau cours d'éthique et culture religieuse fait jaser…
On demande qu'il soit optionnel et non obligatoire
La décision du gouvernement d'imposer un cours d'éthique et culture religieuse dès septembre dans toutes les écoles de la province pour remplacer l'enseignement religieux et moral traditionnel, est loin de plaire à une majorité de Québécois (en fait à 75% selon divers sondages), qui pencheraient plus pour une exemption de ce cours. La Coalition pour la liberté en éducation et l'Association des parents catholiques du Québec l'ont clairement fait comprendre aux gens mardi soir lors d'une conférence à la salle Jean Despréz.
Plusieurs raisons ont été invoquées par les conférenciers, qui n'ont pas mâché leurs mots pour critiquer l'ingérence du gouvernement dans leurs libertés fondamentales par le biais de la Loi 95 instaurée en juin 2005.

«Nous sommes ici pour l'amour de nos enfants. Nous avons organisé cette soirée pour conscientiser la population au fait que nous, les parents, premiers responsables de l'éducation de nos enfants, perdons notre droit de choisir un enseignement religieux ou moral selon nos valeurs et croyances. On s'est fait passer un sapin en juin 2005, on nous a retiré des droits civils majeurs, on a modifié la Charte des droits sans nous le demander», a martelé d'entrée de jeu la porte-parole de l'Outaouais de la Coalition pour la liberté en éducation, Sonia Bouchard.

Le sociologue et écrivain Gary Gordon Caldwell a indiqué que l'État n'a pas le droit de se servir des écoles pour asseoir ses objectifs sociaux de cohésion commune entre tous les Québécois, de souche ou non. «L'école n'appartient pas à l'État, mais les professeurs se voient aujourd'hui comme des agents de l'État. Et ils font ça pourquoi? Pour augmenter la tolérance? Comme si les Québécois n'avaient pas déjà été assez tolérants!»

Il aussi parlé de liberté de conscience: «Lorsqu'on relativise la liberté de religion des enfants, on se trouve face à une violence de la liberté de conscience. Ça met en péril notre liberté créative et notre prospérité.»

Il a aussi pointé du doigt le droit des parents de décider de la formation religieuse de leur enfant. «On l'a enlevé, on l'a banni de notre fameuse Charte des droits du Québec. […] Si on est responsable de nos enfants jusqu'à l'âge de 18 ans, on devrait avoir un mot à dire sur leur formation! Mais c'est une illusion de croire qu'il y aura consultation de la part du gouvernement», a lancé M. Caldwell, qui lui, quand il est arrivé au Québec dans les années 70, pouvait encourager financièrement et moralement la religion de son choix. Chose qu'il n'est plus possible de faire, maintenant que les accommodements raisonnables ont pris le dessus.
Un labyrinthe
Pour sa part, la présidente de l'Association des parents catholiques du Québec, Jean Morse-Chevrier, a présenté et commenté les grandes lignes du programme obligatoire en tentant de prouver que les enfants seront passablement mêlés avec toutes ces religions (judaïsme, hindouisme, bouddhisme, etc.). «Même si pour le gouvernement, qui façonne ce cours-là, ça s'appelle 'culture religieuse', l'enfant qui reçoit ça ne fait pas la distinction […] Il reçoit ces informations qui viennent de l'école, selon différentes spiritualités, sur un même pied d'égalité sans critères de discernement, à savoir qu'est-ce qu'il doit retenir ou ne pas retenir.»
«L'enfant retourne ensuite dans sa famille avec ces différents contenus reçus à l'école, dans sa famille où on ne pratique pas une multiplicité des religions... Chaque famille adhère à un système de croyance, de foi, ou de non croyance, c'est personnel à chaque famille, affirme Mme Morse-Chevrier. Mais là, la paix familiale est en quelque sorte perturbée par le fait que l'enfant revient avec beaucoup de questionnements, de confusion, face à ce qu'il vit à la maison. Tout d'un coup il se pose la question: 'Comment ça se fait, maman, qu'on dit le Notre-Père et qu'on ne pratique pas des chants incantatoires ou qu'on ne médite pas comme les Hindous en faisant 'huummmmmm…'? Est-ce qu'on pourrait pas faire ça chez nous aussi?'»

«L'enfant n'a pas la chance d'avoir intégré sa propre foi, n'a pas la maturité intellectuelle pour comparer entre eux différents systèmes de croyances, n'a pas encore la pensée abstraite. Pour lui, ce sont des apprentissages concrets et il n'a pas la notion conceptuelle de ce à quoi chacune de ces histoires réfère. Il n'est pas outillé pour faire une comparaison, mais en même temps, il doit les recevoir. Et il les reçoit d'une façon qui a beaucoup d'impact sur lui à cause de son âge et du fait que les histoires comme telles ont ce pouvoir d'attrait sur les enfants.»

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Karine Defoy

Commentaire mis en ligne le 21 janvier 2009
Au contraire de tous, je suis pour ce cours. Étant étudiante en enseignement primaire et côtoyant des enfants régulièrement, je vois en ce cours une lueur d'espoir à toute cette violence présente dans les écoles. Ce cours leur permettra d'avoir une ouverture d'esprit plus large et non centré sur une seule religion. Les enfants pourront dès lors prendre conscience des différences ethniques et avoir des explications. Il faut sortir un peu du temps où la religion catholique contrôlait le monde... faut plutôt s'ouvrir à celui-ci. Si vous en tant que parent, vous voulez continuer à enseigner la religion catholique à vos enfants rien de vous en empêche... par contre, prenez conscience que la société évolue et que ce cours ne vient absolument pas à l'encontre de vos valeurs... assistez à un cours vous allez voir, j'ai été très surprise de voir comment c'est intéressant. J'ai même très hâte de l'enseigner.

Marco F.

Commentaire mis en ligne le 20 septembre 2008
Allez remplir une demande d'exemption en guise de protestation à http://www.coalition-cle.org

NE laissez pas le gouvernement vous enlever le droit de regard qui vous appartient sur l'éducation de vos enfants!

Ils veulent maintenant choisir quelles valeurs et quelle compréhension du phénomène religieux ils vont inculquer a vos enfants!Ça nous appartient ca !

Si vous aimez vos enfants comme nous, tenez vous debout, ne vous laissez pas intimider!

Fernand B.

Commentaire mis en ligne le 27 août 2008
M. Smolynecky, vous dites «Catholique moi même?» ??? et «il existe d'autres religion sur la planète, et elle sont toutes aussi bonne que les autres» C'est politicly correct mais le catholicisme n'est pas de votre avis. Relisez votre histoire de l'Église !

vous dites aussi: «Depuis déjà plusieurs année ont ne peut plus compter sur l'école pour la formation religieuse de nos enfants» et bien voilà ! C'est justement ce que nous attendons de notre gouvernement: qu'il laisse à chacun des parents et des institutions religieuses la liberté de transmettre l'héritage culturel et religieux particulier a chacun. Ce n'est pas au gouvernement de gaver mon enfant d'idéologies universitaires et gouvernementales.

C'est à l'école toutefois et aux professeurs de respecter cet espace réservé aux parents à défaut de quoi, des parents pourraient fort bien envisager de poursuivre les professeurs pour dommages et intérêts suite a des initiatives saugrenues comme on en voit déjà !

Ginette Renaud

Commentaire mis en ligne le 26 août 2008
Il est certain que je réagi en tant que parent, parce que j'ai deux ados, et vous savez cela me fait rire quand j'attends le gouvernement et la CSD dire comme raison que les jeunes vont connaître certaines valeurs de d'autres culture religieuse, ces mêmes jeunes ne connaissent même pas leur propre religions - le gouvernement québecois est tellement médiocre concernant l'éducation et la santé, ils sont complétement à côté de la route, nous avons besoin tellement besoin d'aide pour les jeunes qui décrochent parce que le système scolaire publique est tellement pauvre, et ce n'est pas en imposant un cour d'éthique et culture religieuse qui va motivé un jeune de continué d'aller à l'école, les jeunes ont de grands besoin de spécialistes, des profs de maths, etc.. ils(les jeunes)ont un grand besoin d'être sensibilisé concernant les drogues, etc.. ce n'est pas avec de nouvelles cultures religieuses qu'ils vont comprendre la vrai vie. Le gouvernement québecois et la CSD s'en fou carrément de nos jeunes et de leur éducation!

Alain Smolynecky

Commentaire mis en ligne le 5 mars 2008
Ce nouveau programme, ne se veux qu'un nouvelle ouverture sur le monde en explorant les diverses cultures et religion. Le matériel pédagogique proposé par le ministère pour le programme cultures det religion est déjà utilisé dans plusieurs écoles primaires par exemple "Fenêtre sur le monde" est déjà utilisé depuis quelques années.

Le nouveau programme permettra de ne plus créer 2 catégorie d'élèves, les catholique et les autres. Tous les enfants seront sur la même ligne d'enseignement et tous le monde y trouvera sont compte.

Effectivement je suis absolument d'accord que la responsabilité première de l'éducation appartient aux parents. Alors se sera au parents à formé leurs enfants dans la religion de leur choix et de complété l'information donné aux enfants dans le cadre du nouveau programme d'Éthique et Culture Religieuse.

Depuis déjà plusieurs année ont ne peut plus compter sur l'école pour la formation religieuse de nos enfants. Les enfants ne font qu'un survole de la religion catholique. Les préparatifs aux sacrements ne se font plus à l'école et le contact église-école, n'est plus présents dans plusieurs établissement.

Catholique moi même je dis aux parents: " Arrêté de compter sur la société pour donner la foi à nos enfants et assumé la formation religieuse de vos enfants à votre façon. Arrêtez de vous fermé les yeux, il existe d'autres religion sur la planète, et elle sont toutes aussi bonne que les autres. Certaines ne rejoingnent peut-être pas nos valeurs fondammentales, mais dites-vous que les autes pensent la même chose de nous que nous de eux.

Alain Smolynecky
Président d'un Conseil d'établissement
et représentant au comité de parent de ;a CSCV
et père de 3 enfants de moins de 12 ans

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