Une valse théâtrale à trois
«Ce qui meurt en dernier» au CNA du 4 au 8 mars
C'est un rôle sur mesure qu'a offert l'auteur Normand Chaurette à Christiane Pasquier dans la pièce Ce qui meurt en dernier, qui sera présentée au théâtre du Centre national des arts, du 4 au 8 mars.
«Je sentais que le rôle de la comtesse Martha von Geschwitz dans la pièce Lulu de Frank Wedekind avec profondément marqué Christiane, et moi-même. Alors, j'ai voulu prendre ce rôle de peu d'importance dans la pièce de Wedekind et lui inventer une histoire», raconte Normand Chaurette.
C'est ainsi qu'alliant fait historique et une partie de rêve, chère à l'univers de Normand Chaurette, Ce qui meurt en dernier nous plonge dans le fantasme de la comtesse alors qu'à Londres en 1888, Jack l'Éventreur sème la terreur parmi les femmes avec sa série de meurtres dont les victimes répondent toutes aux mêmes critères, soit des femmes de 50 ans et plus, prostituées, mais qui ont quand même des vies rangées.
«Martha est la maîtresse de Lulu. Alors que cette dernière est partie chez un client, la comtesse se retrouve seule. Et elle sait que tout est en place pour qu'elle soit l'une des prochaines victimes de Jack l'Éventreur. Alors, dans l'obscurité, elle lit une 'short story' et elle attend le tueur. Elle a peur, mais en même temps elle le souhaite, dans un désir presque sexuel de mourir éventrée. Elle le fait également pour protéger son amoureuse. On la voit s'assoupir en entendant le bruit du moteur de la voiture de Jack et se réveiller lorsqu'il arrête la voiture. Entre les deux, il y a le rêve, le rêve d'un homme beau, dont elle est devient amoureuse, elle qui n'a jamais été attirée par les hommes», raconte Normand Chaurette.
En une heure et quart, sans entracte, on glisse donc entre la réalité et le fictif dans un décor entre quatre murs. «La scène du CNA accueillera d'ailleurs le vrai décor de la production, en exclusivité, puisque la scène de l'Espace Go, où la pièce a été présentée avant, ne le permettait pas», précise le metteur en scène, Denis Marleau.
Denis Marleau complète également une série de trois collaborations avec l'auteur grâce à Ce qui meurt en dernier. Sept après Le Petit Kochël Normand Chaurette a donc renoué avec l'écriture grâce notamment à l'insistance de M. Marleau, qui talonnait l'auteur pour poursuivre leur collaboration théâtrale.
«Ce qui meurt en dernier» sera présenté au Théâtre du Centre national des arts (53, rue Elgin à Ottawa) du 4 au 8 mars à 19h30. Billets à partir de 31,50$ à la billetterie du CNA, chez Ticketmaster 613 755-1111 ou via internet
www.nac-cna.ca