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À la conquête du titre national pour trois biathlètes de Gatineau

Dominique Poirier par Dominique Poirier
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Article mis en ligne le 2 mars 2008 à 9:00
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À la conquête du titre national pour trois biathlètes de Gatineau
Jessica Nilsson, Stéphanie Champagne et Élyse Veillette- Brosseau, après leur victoire aux provinciaux, victoire qui les mènera au championnat national qui se déroulera du 9 au 15 mars à Valcartier.
À la conquête du titre national pour trois biathlètes de Gatineau
Une médaille d'or récoltée lors du championnat provincial de biathlon cadet qui se déroulait les 16 et 17 février dernier permettra à trois biathlètes du Corps 2920 de représenter la province lors du championnat national, qui aura lieu du 9 au 15 mars.
Jessica Nilsson, 17 ans, Stéphanie Champagne, 14 ans et Élyse Veillette- Brosseau, 13 ans, forment une équipe depuis peu. Lors de la compétition provinciale, elles ont toutefois réussi à vaincre leurs plus proches rivales par une avance de six minutes.

Si Jessica et Élyse ont été initiées au biathlon par leur sœur et leur frère respectif, Stéphanie a commencé ce sport pour d'autres raisons: «Il manquait une fille dans l'équipe et elles sont venues me chercher!», indique-t-elle de son air quelque peu timide. «On l'a presque suppliée!», admettent d'ailleurs les deux autres.

Ensemble, elles forment une équipe qui se complète. Si Jessica a débuté avec le ski de fond et qu'elle y voit encore là sa force, Stéphanie préférait, au départ, le tir. Parait-il d'ailleurs qu'elle est très drôle lorsqu'elle se retrouve en position de tir, puisqu'elle encourage ses cibles à tomber, et ce, à voix haute! Quant à Élyse, il est difficile pour elle de faire un choix: «J'aime les deux parce qu'il ne faut pas oublier que le biathlon, c'est les deux!», indique-t-elle.

Lors des nationaux, les filles participeront à trois épreuves, soit le relais, la poursuite et la patrouille. Les biathlètes n'ont pas hésité à expliquer chacune de ces courses: «C'est comme une course à relais normale, sauf qu'on a des skis et qu'on tire», note Élyse au sujet de l'épreuve du relais. Un parcours de 5km, deux tirs chacune, un départ de masse pour la première alors que les deux suivantes prendront le relais une fois l'une et l'autre arrivée à bon port, voilà ce qui les attend dans cette course, qui se déroulera le mardi 11 mars.

Le résultat de cette première épreuve est important, car elle déterminera l'ordre de départ de la prochaine, la poursuite. «Chaque cinq secondes, il y en a une qui part», explique Stéphanie. «Mais en ordre que t'es arrivée au relais», précise Jessica.

Si la poursuite se déroule le jeudi, c'est le vendredi que se déroulera le point culminant de la semaine, à l'occasion de la patrouille. «C'est la meilleure course parce que tout le monde se déguise!», mentionne Jessica, sourire aux lèvres! Collants roses ou couleur argent, tuques extravagantes, déguisements, rien n'est interdit lors de cette course, à condition toutefois que tous les membres de l'équipe soient habillés de la même façon.

Cette épreuve est compétitive, mais aussi amusante: «Faut pas oublier qu'on est là pour s'amuser!», note Stéphanie. «C'est différent des autres courses parce que ça commence sur le champ de tir et ça finit sur le champ de tir», précise Maryse Morin, l'entraîneure de l'équipe. Et pas question de partir avant que tous les tirs aient été réussis, il s'agit là de la condition ultime pour entamer la course de 5km, lors de laquelle les trois membres de l'équipe doivent se retrouver au maximum à 30 mètres de distance l'une de l'autre.

Cette étape nationale se déroulera au même endroit qu'avaient lieu les provinciaux, soit au Centre de biathlon national Myriam Bédard à Valcartier: «Ça nous donne un avantage parce qu'on connaît les pistes, on sait quoi faire où…», admet Jessica.

Par contre, lors de la compétition nationale, les biathlètes devront faire face à des cibles plus petites que celles visées lors des régionaux ou des provinciaux, et devront tirer avec des carabines de calibre .22, différentes et quelque peu plus lourdes que les armes qu'elles utilisent lors des compétitions régionales.

Qu'importe les ajustements à prévoir, Jessica, Stéphanie et Élyse sont prêtes, et visent nul autre que la «1ère place!», admettent-elles en chœur. Et après les nationaux, quelle sera la prochaine étape pour cette équipe? «Les nationaux de l'année prochaine», énonce sans hésiter Élyse, avec un doute à peine perceptible dans la voix!

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