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Lawrence Cannon, un homme intrinsèquement politique

Patrick Voyer par Patrick Voyer
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Article mis en ligne le 1 mars 2008 à 9:00
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Lawrence Cannon, un homme intrinsèquement politique
Lawrence Cannon passe tous ses hivers au Parlement et… dans les arénas! (Photo: Patrick Voyer)
Lawrence Cannon, un homme intrinsèquement politique
Le seul député à avoir battu Pauline Marois nous a proposé l'aréna Sabourin comme lieu de rencontre. Même si son plus jeune fils l'avait fait lever tôt pour sa partie du dimanche matin, le ministre fédéral des Transports était en forme pour répondre à nos questions!
Son enfance
Lawrence Cannon est né à Québec en décembre 1947. Son enfance sera partagée entre Sillery, où il habite et va à l'école, et St-Pacôme, au chalet familial situé dans le Bas-Saint-Laurent. «Je n'étais pas un premier de classe, mais j'étais extrêmement curieux, confie-t-il. Pour moi, l'école n'était pas l'école de la vie.»
Qu'à cela ne tienne, le vétéran de la politique ira au Collège de Ste-Foy, complètera un MBA à l'Université de Montréal et se perfectionnera en sciences politiques à l'Université Laval. Ses compétences le mèneront à fonder des entreprises et à travailler pour Robert Bourassa et à devenir tour à tour conseiller, député et ministre dans cette carrière qui dure depuis 30 ans.
Sa personnalité
«Je suis persévérant, tenace, mais parfois, ça peut devenir obtus! J'essaie aussi d'être à l'écoute, je pratique régulièrement une écoute ouverte, avoue Lawrence Cannon. Et je n'aime pas être obligé de reprendre des choses, des responsabilités que je confie. Je m'attends à ce qu'elles soient faites comme je m'attendais.»
Son «habitat naturel»
«C'est un havre de paix, le regroupement de l'unité familiale. Mon épouse est sous-ministre adjointe au ministère des Ressources naturelles, alors nous avons des carrières très chargées. Alors à la maison, on ne parle pas de notre job, on s'intéresse à la famille.» Il a quatre enfants issus de deux mariages.
Ses ambitions
«En politique, c'est d'être au service de mes concitoyens. J'éprouve énormément de satisfaction quand je règle des choses. Quand je vais sortir de la politique, j'aimerais que mon passage ait amené quelque chose. J'aime travailler en esprit de collaboration avec les trois paliers de gouvernement.» Lawrence Cannon espère que les dossiers qu'il a pilotés à la ville de Gatineau, notamment en transport et en environnement, auront une longue durée de vie pour le mieux-être des résidants.
Sa journée de congé typique
Les moments libres de Lawrence Cannon sont consacrés en majeure partie aux enfants, qu'il adore voir évoluer. «Ça se passe surtout dans les arénas. L'hiver, dans les arénas, et l'été, sur le terrain de baseball. Si je fais de la politique, ce n'est pas pour pénaliser mes enfants; je veux les encourager, car la famille est pour moi une valeur fondamentale qui doit être valorisée dans notre société.»
Ce qui le fait rire
«La femme!, lance-t-il spontanément. Elle est très spirituelle! Plus sérieusement, voir des jeunes se développer, sortir avec mes chums à tous les jeudis: on va à la Cage aux Sports, on va prendre une bière, on s'amuse, on se taquine. C'est un bon moment pour se connecter sur la réalité de tous les jours.»

Pourquoi la politique?: «Pour participer de très près au processus décisionnel. Le fait d'être là, dans le groupe qui prend les décisions, c'est très valorisant. Le lien de confiance qui est là est sacré!»

Que feriez-vous pour changer le monde: «Je continuerais sur le même agenda politique pour être capable de vivre selon nos moyens et poursuivre nos objectifs, pour être capable de vivre ensemble, dans la paix. Ma génération et la vôtre n'ont jamais connu de guerres, de conflits au pays. Pour moi, c'est important de continuer comme ça.»

Votre passe-temps, votre passion?: «La lecture de biographies, travailler avec les jeunes au niveau du sport et la politique, la vie publique. C'est ma passion.»

Votre idole ou modèle?: «Au Québec, mon idole était Robert Bourassa, aux États-Unis, John F. Kennedy a été une influence marquante dans son approche. Gandhi est un autre modèle et, à certains égards dans ma jeunesse, Martin Luther King.»

Votre philosophie de vie?: «Quand on fait quelque chose, on doit le faire avec un sérieux… et jamais se prendre au sérieux. Il faut être capable de se poser la question: 'Pourquoi je le fais?', quand je prends une décision. Et ensuite modeler ces décisions selon nos propres valeurs; c'est ce qui me donne mon identité.»

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