Le chef du Parti Indépendantiste, Éric Tremblay, et le président du Comité des Jeunes du Parti Indépendantiste, Érik Poulin.
Le Comité des Jeunes du Parti Indépendantiste s'organise!
Le premier congrès du Comité des Jeunes du Parti Indépendantiste a eu lieu le 24 février à Montréal, une première rencontre positive qui a permis aux participants âgés entre 16 et 30 ans de jaser des priorités provinciales du nouveau parti politique et de voter le statut officiel du Comité.
Pour le moment, le Comité a fait des percées significatives dans 51 circonscriptions, mais dans celles de Hull et Gatineau, l'organisation n'en est encore qu'à ses premiers balbutiements.
Le PI a été créé en réponse aux résultats décevants du Parti québécois depuis 2003, explique le président du Comité des Jeunes du Parti Indépendantiste, Érik Poulin, qui ajoute que le PI a l'intention de se reconnaître lui-même avant d'attaquer quiconque. «Nous avons sept grandes priorités. La première est bien sûr l'indépendance: on entend défendre ça ardemment dans les écoles, les cégeps et les universités. Nous allons pousser la création d'associations étudiantes dans les cégeps et les universités et organiser des réunions d'information», indique-t-il. L'UQAM, l'Université de Montréal, et les Cégeps de Jonquière et de St-Félicien ont déjà embarqué alors que l'Université Laval est ciblée.
La deuxième priorité concerne la préservation de la langue française et de l'identité québécoise. «Nous avons une culture différente, on ne se le cachera pas, et on a l'intention de la vivre à fond!», glisse Érik Poulin.
Un renforcement des cours de français au primaire et au secondaire est souhaité par le Parti en troisième lieu. Même chose pour les cours d'histoire, qui devraient, selon le PI, pencher plus vers l'héritage provincial. «Nous voulons aussi le cégep en français pour tous. Bon, on ne fait pas l'unanimité encore avec ça, mais on prône l'émancipation du français en Amérique.»
L'environnement est la quatrième priorité du Parti Indépendantiste. «Nous défendons le protocole de Kyoto et un reboisement intensif de la forêt, comme en Scandinavie présentement. Elle a été mal entretenue depuis des générations et il est faux de faire accroire aux gens qu'il y a encore beaucoup d'emplois en deuxième et troisième transformation. Il y en a encore, mais il faut commencer tout de suite et admettre nos erreurs», tranche Érik Poulin.
«Nous voulons ensuite accroître l'économie mondiale du Québec. On est pauvre? On n'a pas d'expertise?, ironise le président du Comité. Nous sommes présentement la 19e puissance mondiale et on vise la 10e place, ni plus ni moins que le G10! Si tout le monde se mettait ensemble, on y arriverait.» Le PI entend nationaliser l'énergie éolienne, effectuer un contrôle national de l'eau et retirer des redevances plus «réalistes» de la forêt.
En sixième lieu, la politique sociale: «Dans une époque de mondialisation, il ne faut pas négliger les besoins sociaux. Nous allons créer une caisse d'assurance-emploi pour remplacer celle du Canada, établir un régime québécois de pension de vieillesse et préserver le caractère public du système de santé.» Le PI est contre la hausse de la TVQ, qui, selon Érik Poulin, ne fait que défroquer encore plus la classe moyenne au détriment des riches.
Enfin, le PI désire un Québec ouvert sur le monde. «Là, on a des altermondialistes avec des matraques, mais nous, on veut défendre la création d'une instance jeunesse au sein de la francophonie, pour que les jeunes aient une voix au Sommet de la francophonie. Ensuite à l'ONU, à l'UNESCO, à l'OMC, etc. On va mettre toute notre énergie pour la francophonie!», conclut Érik Poulin.
Infos: 514 373-7200 ou cjpi@parti-independantiste.org.