Le CRIO interpelle Lawrence Cannon sur l'itinérance
Une quinzaine de manifestants impliqués dans la lutte contre l'itinérance attendaient le ministre Lawrence Cannon au Casino du Lac-Leamy, lundi, alors que ce dernier faisait un discours sur le budget conservateur déposé mercredi passé.
Le vice-président du Collectif régional de lutte à l'itinérance en Outaouais (CRIO), François Roy, et ses camarades, n'auront pas eu la chance de mettre le grappin sur M. Cannon, mais ils ont pu expliquer les démarches du Collectif. «Le CRIO et ses groupes membres sont indignés parce que ce budget continuer d'ignorer les recommandations de l'ONU, qui presse de plus en plus le Canada de se conformer aux engagements qu'il a pris face à la communauté internationale en matière de respect des droits humains et particulièrement vis-à-vis la lutte à la pauvreté, à l'itinérance et à celle du logement.»
«Les conservateurs ne veulent pas se commettre sur ce sujet, poursuit François Roy. On prétend qu'il faut réduire parce qu'on appréhende une crise économique, mais le budget est utilisé pour payer la dette et investir dans l'armement. Rien pour la pauvreté.» M. Roy ajoute que M. Cannon évite de rencontrer le CRIO et ses membres.
Ce à quoi le ministre à répliqué que la porte de son bureau est toujours ouverte aux groupes du CRIO et spécialement à François Roy.
Lawrence Cannon a aussi tenu à spécifier que le gouvernement ne snobait pas la cause défendue par le Collectif: «Au contraire! Dans le budget, on a parlé d'un investissement de 110 millions $ pour la mise sur pied de cinq projets-pilote au niveau des difficultés auxquelles font face certaines personnes immigrantes, mais aussi d'une commission canadienne sur la santé mentale. De plus, on a augmenté le budget de 15 millions $, alors c'est un ajout substantiel au budget déjà là et on se rappellera que nous avons marqué le discours du trône avec des passages très pointus, très précis sur cette question.»
La commission a identifié la région de Montréal comme un des sites du projet-pilote.