Parce que personne n'est à l'abri d'un cancer du sein...
À l'aube de la Journée internationale de la femme et à l'heure où le cancer du sein est la deuxième cause de mortalité chez les Canadiennes, plus d'une soixantaine de femmes se sont réunies pour en discuter, mardi soir à Gatineau. La soirée spéciale, organisée par la Banque Nationale, est la première de 12 conférences qui auront lieu partout au Québec au cours de l'année 2008.
L'activité, qui se tenait au Club de golf Tecumseh, a été organisée entre autres parce que la BN a mis sur pied, il y a presque trois ans, la carte de crédit MasterCard Allure. L'entreprise remet chaque année un pourcentage des achats annuels faits par l'ensemble des détentrices de la carte à la Fondation du cancer du sein du Québec. La banque a remis jusqu'à présent 656 000$ à l'organisme depuis 2005. Depuis cette année, on a aussi décidé de faire le tour de la province en organisant des conférences dédiées aux femmes, appelées Rendez-Vous Allure.
La directrice générale de la Fondation du cancer du sein du Québec, Suzanne LeBreu, était présente lors de la soirée et a tenu à rappeler que l'un des meilleurs moyens de lutter contre le cancer du sein est d'effectuer de la sensibilisation.
Parmi les invitées, il y avait une infirmière ayant 22 ans d'expérience et qui travaille pour le Programme québécois de dépistage du cancer du sein, France Séguin. Celle-ci a souligné que la moitié des cas de cancer du sein impliquent des femmes âgées entre 50 et 69 ans, et que, malgré ce qu'on pourrait croire, même les femmes de 20 à 49 ans ne sont pas épargnées (30%). On estime qu'il y a annuellement 5900 diagnostics de cette maladie au Québec, et le quart des personnes en meurent. Environ 150 hommes sont aussi touchés par cette maladie chaque année au Canada.
Mme Séguin a également rappelé quels sont certains des facteurs de risques de cette maladie. Parmi ceux sur lesquels on a aucun contrôle, il y a le simple fait d'être une femme, l'âge, les antécédents familiaux en terme de santé, un accouchement après l'âge de 35 ans, une ménopause après l'âge de 55 ans ou des menstruations hâtives, avant l'âge de 12 ans. Quant aux facteurs sur lesquels on peut avoir un contrôle, mentionnons l'allaitement, l'obésité, l'inactivité physique, la cigarette et la consommation d'alcool. Elle a toutefois tenu à apporter un bémol en disant que ce ne sont que des probabilités et que les femmes doivent entre autres s'assurer de subir une mammographie à tout les deux ans dès qu'elle atteignent le cap de la cinquantaine.
«Depuis une dizaine d'années, on a de meilleurs nouvelles. On se rend compte que les femmes qui ont développé le cancer du sein n'en meurent pas nécecessairement, et tout cela est entre autres dû à la recherche», affirme-t-elle. D'ailleurs, la directrice générale, Suzanne LeBreu, a annoncé que depuis la création de la Fondation du cancer du sein du Québec, en 1994, c'est tout près de 15 millions $ qui ont été amassés. Environ 75% de l'argent va directement à la recherche sur la maladie.
On ignore pour l'instant si ce type d'événement sera de retour l'an prochain car il s'agit d'un projet pilote.